Le Sénégal fait face à l’une des cyberattaques les plus graves de son histoire. Le Département de l’Automatisation des Fichiers (DAF), organisme stratégique rattaché au ministère de l’Intérieur, a été victime d’une intrusion massive ayant conduit au vol de 139 téraoctets de données sensibles.
Le groupe cybercriminel « The Green Blood », apparu début 2026 dans l’écosystème de la cybercriminalité, a publié sur le darkweb des preuves compromettantes de cette infiltration. Ce collectif, qui n’a à son actif que deux pays ciblés notamment le Sénégal et l'Égypte, représente une nouvelle menace pour la sécurité numérique africaine. Les données compromises concernent des informations hautement sensibles. Il s’agit des identités nationales, données biométriques, des fichiers électoraux et documents relatifs à l’immigration. Selon Clément Domingo, connu sous le pseudonyme de SaxX, hacker éthique et expert en cybersécurité, la publication de ces données pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour la sécurité nationale du pays.
Cette attaque s’inscrit dans un contexte préoccupant. Il y a quelques mois, la Direction Générale des Impôts et des Domaines (DGID) avait déjà subi une cyberattaque d’envergure. La répétition de ces incidents soulève des questions sur la préparation du pays face aux menaces numériques. « Les cyberattaques sur le continent africain ne sont plus un mythe, mais bien une triste réalité. De nombreuses entreprises et institutions africaines sont attaquées de plus en plus et de partout. Le Sénégal est loin de faire exception », affirme Clément Domingo (SaxX), qui suit de près l’évolution de la menace cybercriminelle sur le continent.
Une situation critique qui pousse l’expert français à formuler plusieurs recommandations. « Il serait grand temps qu’un pays comme le Sénégal dispose d’une Agence Nationale de la Cybersécurité », déclare-t-il. Il préconise également la mise en place d’une task-force, d’un observatoire ou d’une cellule inter/intra capable de documenter et traiter ces menaces de manière coordonnée. Clément Domingo (SaxX), qui documente ces incidents avec ses propres moyens, se dit disposé à partager ses outils et méthodologies pour aider le pays à passer à l’échelle dans sa lutte contre la cybercriminalité.
L’expert lance également une alerte aux dirigeants d’entreprises et d’institutions africaines : « si i vous êtes DSI/RSSI/CEO d’une entreprise ou institution en Afrique, il y a très assurément actuellement des ‘insiders’ dans votre réseau interne. Pensez à vous blinder et à débusquer les attaquants ou espions dans votre réseau. » Clément Domingo (SaxX) insiste parallèlement sur l’importance d’une sensibilisation adaptée et sur mesure des collaborateurs, et surtout des comités exécutifs et directions.
Le groupe cybercriminel « The Green Blood », apparu début 2026 dans l’écosystème de la cybercriminalité, a publié sur le darkweb des preuves compromettantes de cette infiltration. Ce collectif, qui n’a à son actif que deux pays ciblés notamment le Sénégal et l'Égypte, représente une nouvelle menace pour la sécurité numérique africaine. Les données compromises concernent des informations hautement sensibles. Il s’agit des identités nationales, données biométriques, des fichiers électoraux et documents relatifs à l’immigration. Selon Clément Domingo, connu sous le pseudonyme de SaxX, hacker éthique et expert en cybersécurité, la publication de ces données pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour la sécurité nationale du pays.
Cette attaque s’inscrit dans un contexte préoccupant. Il y a quelques mois, la Direction Générale des Impôts et des Domaines (DGID) avait déjà subi une cyberattaque d’envergure. La répétition de ces incidents soulève des questions sur la préparation du pays face aux menaces numériques. « Les cyberattaques sur le continent africain ne sont plus un mythe, mais bien une triste réalité. De nombreuses entreprises et institutions africaines sont attaquées de plus en plus et de partout. Le Sénégal est loin de faire exception », affirme Clément Domingo (SaxX), qui suit de près l’évolution de la menace cybercriminelle sur le continent.
Une situation critique qui pousse l’expert français à formuler plusieurs recommandations. « Il serait grand temps qu’un pays comme le Sénégal dispose d’une Agence Nationale de la Cybersécurité », déclare-t-il. Il préconise également la mise en place d’une task-force, d’un observatoire ou d’une cellule inter/intra capable de documenter et traiter ces menaces de manière coordonnée. Clément Domingo (SaxX), qui documente ces incidents avec ses propres moyens, se dit disposé à partager ses outils et méthodologies pour aider le pays à passer à l’échelle dans sa lutte contre la cybercriminalité.
L’expert lance également une alerte aux dirigeants d’entreprises et d’institutions africaines : « si i vous êtes DSI/RSSI/CEO d’une entreprise ou institution en Afrique, il y a très assurément actuellement des ‘insiders’ dans votre réseau interne. Pensez à vous blinder et à débusquer les attaquants ou espions dans votre réseau. » Clément Domingo (SaxX) insiste parallèlement sur l’importance d’une sensibilisation adaptée et sur mesure des collaborateurs, et surtout des comités exécutifs et directions.
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