Convocation en équipe nationale : Noah Fadiga, pour perpétuer l’héritage de son père, Khalilou…


Convocation en équipe nationale : Noah Fadiga, pour perpétuer l’héritage de son père, Khalilou…
Né un 3 décembre 1999 à Bruges, peu avant l’épopée de 2002 signée entre autres, par son père Khalilou Fadiga, son fils Noah (22 ans), va entamer sa propre histoire avec les Lions de la Téranga. Une histoire qui débute ce vendredi 16 juin à la suite de la proclamation de la liste des 29 Joueurs qui prendront part aux deux prochaines rencontres amicales entre le Sénégal et la Bolivie puis l’Iran (les 24 et 27 septembre prochain.) 

Il faut dire que la convocation du Brestois (L1 France) était une sorte d’évidence exacerbée par la série de forfaits dernièrement constatée au poste de latéral droit chez les lions. En effet, l’opération au genou de Bouna Sarr, cumulée à la blessure musculaire de Youssouph Sabaly, les titulaires habituels, ont précipité sa venue au sein de la tanière. Mais ce serait réducteur de tout limiter à ces forfaits. Le gamin a du talent ! 

Contrairement à son père, Khalilou Fadiga, le gaucher magique, aux crochets dévastateurs, Noah est lui droitier en plus d’être un joueur à vocation défensive. Une différence, dans le style qui n’empêche pas le pensionnaire de Brest, d’avoir hérité de l’élégance de son paternel dans la gestuelle, la technicité, la vivacité et surtout le penchant pour le beau jeu. En faisant appel à lui, Aliou Cissé fait assurément un pari qui peut s’avérer gagnant. 

Pour s’en convaincre, il faudrait jeter un coup d’œil sur le cursus du belge d’origine sénégalaise. Noah Fadiga a passé ses années de formation entre Anderlecht et Brugge, clubs au sein desquels il a fait ses gammes et façonné son style de jeu. Un football porté vers l’avant avec une bonne maitrise du cuir et de la projection en permanence dans son couloir droit. Sa grosse pointe de vitesse et sa capacité d’élimination lui permettent assez souvent de prendre part aux actions offensives tout en assurant derrière. 

Khalilou Fadiga a fait rêver toute une génération pour ne pas dire tout un peuple entre la belle aventure au mondial 2002 et l’époustouflante CAN 2002. Le numéro 10 savait susciter de l’émotion dans le cœur des supporters et faire briller ses coéquipiers sur le terrain. Un legs glorieux, mais aussi très lourd pour les jeunes épaules de son fils, Noah, qui devra perpétuer l’héritage des Fadiga…
 
Vendredi 16 Septembre 2022
Dakaractu




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