Benno et Yewwi face à la règle électorale : AAR SÉNÉGAL démonte l’argument juridique de Alioune Tine et exige l'application stricte de la loi



À travers sa déclaration portant la signature de sa boite d’idées AfricaJom Center, Alioune Tine se dit préoccupé par ce qu’il considère comme une autodestruction du système politique et démocratique. Il nous fait savoir que jamais l’horizon d’élections législatives au Sénégal n’a été aussi incertain, sombre, confus et indécidable au regard des menaces réelles d’effondrement du système auxquelles les sénégalais sont en train d’assister avec des révélations tonitruantes portant sur les difficultés liées à l’application du parrainage ou de la loi sur la parité, par certains acteurs politiques. Ces derniers jours ont été marqués par les incohérences, irrégularités et insuffisances dans le parrainage et la parité montrés par les deux grandes coalitions que sont BBY et Yewwi Askan Wi. Au niveau de leurs listes proportionnelles comme celle départementale, elles ont chacune montré des limites. Ce qui pousse l'acteur membre de la société civile à s'interroger sur l’avenir politique et démocratique du Sénégal.


Pour le fondateur de AfricaJom Center, face à l’aggravation du contentieux préélectoral qui durcit chaque jour et crée une fuite en avant de la logique d’exclusion des listes électorales, la menace pour la survie de l’État de droit au Sénégal est envisageable. Aujourd’hui, on a atteint un seuil critique de l’autodestruction du système politique et démocratique au-delà duquel il n’existera plus de démocratie, ni d'État de droit au Sénégal.


Ce qui peut entraîner de façon absurde et catastrophique l’absence d’une représentation légitime et inclusive des citoyens sénégalais à l’Assemblée Nationale. Or, l’élection doit être une fête pour le citoyen électeur et une célébration de l’État de droit démocratique. Tout concourt à se mettre dans une logique absurde et insensée d’autodestruction de l’État de droit, du système politique et démocratique sénégalais, que rien ne semble pouvoir stopper pour le moment.


La coalition AAR SÉNÉGAL n'a pas attendu longtemps pour aller à contre courant des propos de Alioune Tine après avoir donné sa position sur les imperfections notées chez les deux grandes coalitions. En effet, constatant les situations d’irrecevabilité sur des listes candidates aux prochaines élections législatives, l’Alliance Alternative pour une assemblée de Rupture interpelle la responsabilité de chaque coalition en leur rappelant que « nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude ».


AAR SÉNÉGAL condamne énergiquement la position de Alioune Tine de AFRIKAJOM Center qu’elle qualifie d’inacceptable. Selon la troisième coalition constituée après les locales, Alioune Tine a invité à travers des dispositions juridiques glanées pêle-mêle mais complètement décalées du contexte, le Conseil constitutionnel à un déni de justice au nom d’une paix sociale que seul le règne de l’État de droit peut assurer. Mais la toute récente coalition de l’opposition AAR SÉNÉGAL, qui n’a pas encore fini d’afficher ces manquements que les deux grandes comme Benno et Yewwi ont déjà montré,  rappelle son attachement au respect de la loi dans la conduite du processus électoral.


En termes clairs, Thierno Bocoum et l’Alliance Alternative pour la Rupture à l’assemblée nationale rappelle que la loi est générale et impersonnelle. « C’est  d’ailleurs, pourquoi la jurisprudence du «chacun peut désormais se prévaloir de sa propre turpitude» ne passera pas sous l’autel de combines et de compromissions sur le dos des populations » ont-ils écrit dans leur communiqué parvenu à la rédaction ce samedi.
Thierno Bocoum et ses camarades vont tenir un point de presse ce dimanche pour éclairer sur tous ces points et de manière plus large sur les élections à venir. 
 
Dimanche 22 Mai 2022



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