Les déclarations du député Abdoul Ahad Ndiaye continuent de faire réagir au sein de la mouvance présidentielle. Revendiquant récemment sa liberté de ton et son indépendance d’esprit, le parlementaire avait affirmé : « Je ne compte ni sur Sonko ni sur Diomaye pour gagner quoi que ce soit », avant d’ajouter : « Je préfère ma liberté de ton et de pensée ».
Une sortie qui avait provoqué des remous à Assemblée nationale, ce samedi 9 Mai 2026, certains députés de la majorité l’ayant interrompu au cours de son intervention. Le député avait également rejeté toute idée de " combat par procuration ".
« Je n’ai pas besoin de combat par procuration parce que je peux régler mes problèmes moi-même », avait-il lancé. Réagissant à cette polémique, Cheikh Bara Ndiaye a tenu à recadrer le débat, dénonçant notamment certaines attitudes élitistes dans l’espace public.
« Ce qui me fait mal, ce sont les rumeurs que j’entends par-ci par-là. On ne peut pas faire des complexes entre nous. Dans ce débat public, tout le monde a son mot à dire : le paysan, l’imam, le mécanicien, le maçon… Ce que vous appelez “cadres”, ça n’existe pas », a-t-il déclaré.
Des propos qui sonnent comme une pique adressée à son camarade député, dans un contexte marqué par des divergences de plus en plus visibles au sein de certains responsables proches du pouvoir.
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