Analyse de la performance du portefeuille de l’Etat : La Senelec carbure à fond

Le portefeuille de l’Etat est constitué de soixante (60) entités, à savoir treize (13) sociétés nationales ; trente- trois (33) sociétés anonymes à participation publique minoritaire ; onze (11) sociétés anonymes à participation publique majoritaire et trois (3) sociétés régies par des lois spécifiques distinctes de la loi 90-07 du 26 juin 1990 relative à l’organisation et au contrôle des entreprises du secteur parapublic et au contrôle des personnes morales de droit privé bénéficiant du concours financier de la puissance publique.


Il fait l’objet d’un rapport exhaustif sur le secteur parapublic établi généralement dans le troisième trimestre de l’année, près réception des états financiers dont l’adoption par les Conseils doit intervenir au plus tard, le 30 juin de l’année qui suit l’année considérée.

La capitalisation des entreprises suivies dans le rapport sur le secteur parapublic ressort à 431,589 milliards francs CFA en 2016, en hausse de 7,908 milliards francs CFA par rapport à l’exercice précédent du fait de l’augmentation de capital opéré par la LONASE. Les capitaux propres s’établissent à 879, 981 milliards francs CFA, en progression de 95,812 milliards francs CFA en valeur absolue, soit 12,22% en valeur relative par rapport à l’année 2015.  Le total bilan s’inscrit également dans cette tendance haussière en se situant à 2 089,664 milliards francs CFA, en progression de 5,45% sur l’année.

Au niveau de la performance opérationnelle, le résultat net cumulé bénéficiaire de 33,727 milliards francs CFA, en hausse de 17,263 milliards francs CFA en valeur absolue et 104,85% en valeur relative par rapport à l’exercice 2015.

Cette performance est notamment portée par la SENELEC dont le bénéfice net est passé de 12,106 milliards francs CFA en 2015 à 30,506 milliards francs CFA en 2016. Sur la même période, le chiffre d’affaires cumulé s’est apprécié de 6,6%, passant de 468,200 milliards francs CFA en 2015 à 499,083 milliards francs CFA en 2016. 

La valeur ajoutée, richesse brute créée par les entreprises, s’élève à 160,311 milliards FCFA en 2016 contre 142,847 milliards francs CFA en 2015, soit une performance de 17,463 milliards francs CFA en valeur absolue et 12,23% en valeur relative. 

Au final, les dividendes effectivement encaissés par l’Etat du Sénégal,  au titre de ses participations financières s’élèvent, à la date du 30 décembre 2016,  à quarante-quatre milliards neuf cent quatre-vingt-quatre millions trois cent soixante-six mille quatre cent cinquante francs ( 44 984 366 450) francs CFA[1].

Au titre de la démarche de performance, il y a lieu d’évoquer les lettres de mission et contrat de performance signés entre l’Etat et les entreprises publiques. La sixième Lettre de Mission (LM6) de la SODAGRI et la douzième Lettre de Mission de la SAED (LM12) qui sont des contrats d’objectifs et de moyens s’inscrivant notamment  dans le cadre de l’atteinte de l’autosuffisance en riz sont assez remarquable. Les contrats de performances des entreprises publiques concernent généralement celle en difficulté, pour assurer le pilotage de la restructuration.

Les perspectives s’inscrivent en droite ligne aux objectifs de la stratégie de gestion du portefeuille de l’Etat bâti autour vision suivante « un portefeuille de l'Etat dynamique et performant, contributeur net au budget » qui ambitionne entre autres, de mettre en place un dispositif performant de veille, de rendre compétitive les entreprises publiques, d’assurer une gestion dynamique du portefeuille et le mettre au service de la promotion du secteur privé national.

Il s’agit d’un important outil qui devrait considérablement améliorer la gouvernance stratégique et opérationnelle des entreprises afin d’anticiper sur leurs difficultés pour en apporter les mesures correctives nécessaires.
Mercredi 13 Juin 2018
Dakaractu



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