Viol présumé suivi de grossesse d’une femme mariée sourde-muette: un commerçant interpellé à Nioro

Une enquête a été ouverte par le commissariat urbain de Nioro après une plainte pour des faits présumés de viol suivi de grossesse. Selon Libération, le mis en cause, Babacar Sarr, commerçant de 36 ans, reconnaît une relation sexuelle avec la plaignante mais nie les accusations de viol.


Une plainte transmise au commissariat de Nioro
 
L’affaire a été déclenchée à la suite d’une plainte transmise par le tribunal d’instance de Nioro. Les faits visés sont graves : viol présumé suivi de grossesse.
 
Saisie du dossier, la police de Nioro a ouvert une enquête. Les investigations ont conduit à l’interpellation de Babacar Sarr, âgé de 36 ans, commerçant exerçant dans les marchés hebdomadaires. Il était de passage à Nioro dans la nuit du 24 juin 2026.
 
Le récit de la plaignante
 
La plaignante, identifiée par Libération sous les initiales M. Fall, est âgée de 23 ans. Elle est ménagère, domiciliée au quartier Darou Salam à Nioro, mariée et présente un handicap sensoriel auditif.
 
Entendue sur procès-verbal, elle a déclaré avoir été entraînée de force dans un bâtiment abandonné à Nioro, où elle aurait été violée par le mis en cause. Elle a aussi expliqué avoir gardé le silence pendant un temps par honte et par crainte des réactions de son entourage.
 
Le mis en cause nie le viol
 
Auditionné par les enquêteurs, Babacar Sarr a reconnu avoir entretenu une seule relation sexuelle avec la plaignante. Mais il situe cette relation au marché hebdomadaire de Dinguiraye et affirme qu’elle était librement consentie.
 
Il a en revanche nié les faits de viol qui lui sont reprochés à Nioro. Invité à se prononcer sur une éventuelle expertise médicale ou un test ADN, il a déclaré ne pas être en mesure d’apporter une réponse.
 
Garde à vue et enquête en cours
 
Au regard des indices recueillis au cours de l’enquête, Babacar Sarr a été placé en garde à vue pour viol suivi de grossesse sur une femme mariée présentant un handicap sensoriel.
 
Selon Libération, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Kaolack ainsi que le commissaire central ont été informés. L’enquête suit son cours afin d’éclairer les circonstances exactes de cette affaire.
Samedi 27 Juin 2026
Dakaractu



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