UCAD en état de siège-Corniche Ouest en flammes : « Gatsa-Gatsa » sur la Corniche, barricades et face-à-face explosif avec les FDS


La Corniche Ouest s’est muée en véritable champ de bataille. À l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), la colère étudiante a franchi un nouveau seuil après la fermeture des restaurants universitaires. Ce qui n’était au départ qu’un communiqué de protestation s’est transformé en une confrontation directe et spectaculaire entre étudiants et forces de défense et de sécurité (FDS).
 
Très tôt, les étudiants de l’UCAD ont érigé des barricades sur la Corniche, bloquant totalement la circulation et défiant ouvertement les forces de l’ordre. Pneus, pierres et obstacles de fortune ont été dressés sur l’axe, devenu impraticable. Face à eux, les FDS ont tenté de reprendre le contrôle de la zone, donnant lieu à un face-à-face explosif, sous haute tension.
 
À l’origine de cette flambée de violence : la fermeture des restaurants universitaires, une décision que le Collectif des amicales de l’UCAD affirme avoir été prise « sous ordre du ministre » Daouda Ngom. En pleine période d’examens, cette mesure a été perçue comme une provocation. « Les étudiants n’ont pas pu se restaurer », dénonce le collectif, qui estime que les conditions de survie minimale des apprenants ont été bafouées.
 
En réaction, les étudiants ont décrété une cessation des activités administratives du COUD. Dans un ton sans équivoque, ils préviennent que « l’intimidation ne passera pas » et menacent de passer « immédiatement à la vitesse supérieure » si aucune solution n’est apportée. La base estudiantine a été appelée à se tenir prête.
 
Sur le terrain, la situation demeure extrêmement tendue. Jets de projectiles, charges, repli stratégique puis nouvelle avancée : la Corniche Ouest a été le théâtre d’un « Mortal Kombat » grandeur nature, sous les yeux médusés des riverains et des automobilistes piégés dans des embouteillages monstres.
 
La tension est vive et pourrait encore monter d’un cran. À l’UCAD, la crise ne se limite plus à une revendication sociale : elle prend désormais des allures de bras de fer ouvert entre étudiants et autorités. L’absence de dialogue rapide fait planer la menace d’une escalade aux conséquences imprévisibles.
 
Vendredi 6 Février 2026
Dakaractu



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