Sortie de Sonko : Antoine Félix Diome désavoue le leader de Pastef et prend la défense de la société civile et de la DGE.


Le ministre de l’intérieur Antoine Félix Diome a pris le contre-pied de certains leaders de la coalition Yewwi Askan Wi, Ousmane Sonko notamment, qui s’est attaqué frontalement lors de sa dernière sortie médiatique à la société civile et à la direction générale des élections, qu’il accuse d’être de connivence avec le gouvernement. 

Antoine Félix Diome qui dit apporter son soutien total à la direction générale des élections et aux acteurs de la société civile, invite l’opposition à savoir raison garder et mettre hors d’attaque les structures sans l'apport desquelles, le Sénégal ne serait pas à ce stade en terme d’avancées démocratiques et d’État de droit.

« C’est le lieu pour moi d’apporter mon soutien aux membres de la société civile qui ont ces derniers temps fait l’objet d’attaques non seulement subjectives mais injustifiées. Nous connaissons le rôle de premier plan que vous avez joué depuis les années 1990 pour l’avènement de notre démocratie au niveau où elle se situe aujourd’hui, saluée et célébrée à travers le monde. Je voudrais également associer ces mêmes remerciements et soutien à l’ensemble des acteurs du processus électoral. Mais vous me permettrez de m’appesantir sur la direction générale des élections. Vous l’avez rappelé tantôt, c’est normal, les élections charrient toujours de la passion. C’est normal, quand on est dans une compétition, le patriotisme à travers la fougue et l'engagement de chacun de nous. Mais quand même, nous devons savoir raison garder et mettre hors d’attaques certaines structures sans l'apport desquelles, nous n'aurions pas pu en arriver à ce stade où nous sommes. Et sur ce point une mention particulière doit être décernée à la direction générale des élections, à la tête de laquelle se trouve le contrôleur général de police,  Thiendella Fall », a souligné le ministre de l’intérieur.
 
Par ailleurs, Antoine Abdoulaye Félix Diome rappelle que la direction générale des élections n’est pas à sa première expérience quant à l’organisation d’une élection au Sénégal. Ainsi vouloir les discréditer ou mettre en doute leur impartialité est un exercice dépourvu de vérité. « Cette même direction qui compte en son sein d’éminents commissaires de police, mais également magistrats et autres fonctionnaires qui depuis plus d’une vingtaine d’années s’adonnent à des tâches quotidiennes dont le résultat a permis d’avoir régulièrement des élections apaisées. Ce n’est pas la première fois qu'ils sont à pied d'œuvre pour organiser les différentes opérations électorales depuis 2002 et de façon ininterrompue, à quelques exceptions près, nous avons la même équipe. Donc essayer de les discréditer ou de mettre en doute leur impartialité est un exercice dépourvu de vérité ».
 
Revenant sur débat agité par certains leaders de l’opposition quant à la réception du recours de la coalition Yewwi Askan Wi pour la validation de leur liste à Dakar, le ministre de l’intérieur renvoie les acteurs de ladite coalition à l’article L.176 du code électoral. « Je vais en profiter pour répondre à certaines interpellations sur un rappel de règles administratives régissant le fonctionnement normal d’une structure. J’ai tantôt entendu un peu partout chez certains acteurs souligner que l’administration a le devoir de recevoir les courriers qui lui sont destinés. Oui c’est vrai que dans chaque administration, il y a un bureau de courrier. Or quand-il s’agit de la réception des dossiers de candidatures ou liste de parrainages, je voudrais les envoyer très humblement à l’article L.176 du code électoral qui prévoit que le ministre de l’Intérieur institue par arrêté la commission qui a en charge de recevoir les listes de parrainage et les dossiers de candidature. Et cette commission a des compétences qui sont encadrées non seulement dans la matière, mais également dans les délais pendant lesquels il peut le recevoir.

Donc sur ce rapport, je voudrais rappeler simplement qu'il ne s’agit pas de la direction générale des élections, mais il s’agit d’une commission de loi qui certes siège aujourd’hui à l’intérieur de la direction générale des élections,  alors que je pouvais même la déplacer ailleurs parce qu’il n’y a aucune précision qui est donnée quant à sa présidence, mais également sa composition, de sorte qu’après cette précision, tout le monde saura à quoi s’en tenir quand il s’agit du respect des procédures dans notre pays. 
Cela contribuera fortement à apaiser les esprits pour qu’on se dirige tranquillement comme dans le passé vers des élections libres transparentes et démocratiques. Il ne fait aucun doute que concernant l’administration, les droits des uns et des autres seront respectés. Mais tout autant quand il s’agira aussi de faire supporter les obligations et aux autres il n’y aura pas de désignation pour le faire et ça je me veux très clair sur ce point... », conclut Antoine Félix Diome...
Jeudi 19 Mai 2022
Dakaractu



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