SENEGAL ORIENTAL/ ENTRE SECURITE ET DEVELOPPEMENT Le Président Macky Sall liste ses grands projets pour les régions de Tamba et Kédougou


SENEGAL ORIENTAL/ ENTRE SECURITE ET DEVELOPPEMENT Le Président Macky Sall liste ses grands projets pour les régions de Tamba et Kédougou

Dans le cadre de l'interview qu'il a accordée au Groupe
Alkuma, le chef de l'État a été interpellé sur plusieurs sujets
notamment la sécurité et le développement du Sénégal
Oriental. Il a fait état des grands projets de l'État dans cette partie
du pays.

Quelles sont ambitions pour la région naturelle du Sénégal-Oriental

«Le Sénégal Oriental est un carrefour parce qu’il partage une frontière avec
plusieurs pays : la Gambie, le Mali, la Mauritanie, les deux Guinées
Au moins 4 pays partagent leurs frontières avec la région
du Sénégal Oriental (Tambacounda et Kédougou). Donc, une telle
région naturelle est exposée au trafic de bois, de drogue et à toutes
sortes de trafics y compris le trafic d’animaux dans le Parc
Niokolo Koba, avec le braconnage… C’est la raison pour laquelle, nous
voulons faire de Tambacounda un hub. 

Le hub a été électrique d’abord. On a déjà connecté la région avec le réseau interconnecté par Manantali de Tambacounda jusqu’à Kaolack. Mais aussi, un hubferroviaire parce que j’ai l’intention de relancer le chemin de fer à Tambacounda et puis continuer jusqu’à Kidira et à Bamako. Il y a l’Université du Sénégal Oriental. Je l’ai lancé et on va voir la vocation et nommer les autorités,le Recteur et autres… Et, l’aéroport de Tambacounda va être reconstruit, tout comme l’aéroport de Kédougou. Donc, la mobilité, la connectivité va faire qu’il n’y aura plus l’obstacle de la distance. Alors si les routes sont faites, si le chemin de fer revient et si la liaison aérienne est faite comme à Ziguinchor où aujourd’hui vous avez
3, 4 vols par jour, en ce moment il n’y aura plus de sentiment d’enclavement ou d’isolement. Et les fonctionnaires pourront être à l’aise parce qu’il y aura plusieurs infrastructures pour pouvoir servir les populations dans ces territoires de la façon la plusoptimale qui soit. Évidemment, dans ce cadre-là, nous prêtons une grande attention à la sécurité puisque c’est une région frontalière. Nous avons d’ailleurs renforcé le dispositif militaire dans la région
de Tambacounda et de Kédougou pour pouvoir faire face au terrorisme qui se développepar exemple, au Mali. L’avènement de la paix dans la sous-région passe nécessairement par
les relations de bon voisinage avec les pays limitrophes au Sénégal Oriental
(Mauritanie, Mali, Guinée Bissau, Guinée Conakry et Gambie)».

Le Sénégal peut-il être cité en exemple comme un modèle de bon voisin?
«Oui, le Sénégal est un très bon voisin. En tout cas, moi, je fais en sorte que
depuis que je suis à la tête du Sénégal, nos relations avec nos voisins soient les meilleures qu’il soit. C’est le cas avec la Mauritanie alors que parfois c’était assez tendu, c’est le cas avec le Mali naturellement, la Gambie, les deux Guinées et le Cap Vert. Ce sont ces pays qui ceinturent le Sénégal (la Gambie est à notre sein). La bonne diplomatie c’est celle d’abord du bonvoisinage. Et après, bien sûr, par cercles concentriques, on peut
renforcer nos relations avec l’extérieur. Mais, nos voisins sont nos parents. Notre première préoccupation, s’il nous arrivait quelque chose, ça passe forcément par ces pays. Donc, il est essentiel que notre relation avec ces pays soient bien entretenues. Et, j’ai élevé d’ailleurs le niveau de notre représentation diplomatique dans ces pays en priorité par
rapport à tous les autres pays du monde parce qu’on soit à Banjul, à Bamako, à
Conakry, à Nouakchott, à Praia ou à Bissau, il faut que nos diplomates se sentent
vraiment très valorisés. Aussi, que le Sénégal ait une politique de proximité avec ces pays. Alors ce bon voisinage, nous entendons le poursuivre par toutes les politiques de coopération mais aussi à travers les organisations que nous partageons : l’OMVS, l’OMVG,
l’UEMOA, la CEDEAO…sont des canaux par lesquels, nous travaillons au
quotidien avec nos voisins».

Qu'est-ce qui est prévu dans cette zone dans le cadre de la politique
de désenclavement ?

«Dans notre politique de désenclavement, au ministère des infrastructures, j’ai ajouté le concept de désenclavement. C’est devenu le ministre des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement. Et, dans les transports terrestres, vous avez le
transport ferroviaire et le transport routier. Donc, pour les grands axes, nous avons pris en charge les autoroutes,les grandes routes, les routes secondaires et les pistes de productions sont mises en œuvre aujourd’hui par le PUDC. Nous avons évidemment un paquet de programmes de routes et de pistes. Il m’est difficile de vous dire pour chaque
axe, mais il faut être certain qu’il y a des pistes en préparation pour pouvoir satisfaire cette demande importante surtout des zones de production. Je rappelle qu’on produit de la banane à Tambacounda, on produit beaucoup de fonio à Kédougou. On a de la production forestière également. C’est extrêmement important qu’il ait des pistes qui relient les zones de productions aux routes nationales. Kédougou est également une zone minière».

Vendredi 28 Octobre 2022




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