Droits des filles et des femmes : Le Sénégal, la Guinée Bissau et la Gambie unissent leurs forces pour l’abandon des mutilations génitales féminines…


Pour un monde sans mutilations génitales féminines (MGF), le Sénégal, la Gambie et la Guinée Bissau unissent leurs forces pour lutter contre ce fléau. Il s’agit pour ces trois pays de mieux appréhender cette question au niveau transfrontalier avec l’implication de tous les acteurs. D’ailleurs, le protocole de Janjanbureh signé en Gambie avec les trois pays est un exemple illustratif de l'engagement de ces états à éradiquer les MGF d’ici 2030. Ainsi, des recommandations ont été faites par la FENOPAME, le ministère de la famille, la CREKOPAME, la Guinée Bissau et la Gambie pour une meilleure prise en charge des MGF. Dans la foulée, chaque coalition a élaboré une planification pour apporter une solution à la migration transfrontalière pour l’abandon de l’excision.
 
Pour Gabriel Sagna, président de la FENOPAME « les MGF constituent une violation grave de la dignité des femmes. Ainsi, la coalition de Kolda, de Bafata et de Janjanbureh a mis en place un mécanisme de protection pour apporter une solution à la migration transfrontalière pour l’abandon de l’excision… »
 
Dans la même lancée, pour Cory Sène, coordonnateur TGG/ALM, « cette rencontre vise à lutter contre les MGF au niveau des frontières. Ainsi, l’objectif demeure un monde où les filles et les femmes jouissent de leurs droits sans violence. Et, on voudrait que les participants travaillent collectivement pour veiller à l’intégrité physique ou morale des filles ou femmes. »
 
Cette rencontre a permis de revoir le protocole portant cadre transfrontalier de prévention et de lutte contre les MGF avec les principaux acteurs concernés de chaque région. Dans le même sillage, Oumar Barrow, représentant du gouverneur de Janjanbureh (Gambie) et Mondé Baldé, celui de Bafata (Guinée Bissau) se sont inscrits dans les mêmes dynamiques de lutte dans le cadre transfrontalier. D’ailleurs, Sékou  Baldé, président de la CREKOPAME de Kolda n’a pas manqué de rappeler le bon choix des outils de communication en langue locales pour faire passer le message en évitant de heurter la sensibilité des communautés.
Mardi 12 Mai 2026
Dakaractu



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