Une année s’est écoulée depuis que l’Inde a lancé l'opération Sindoor, une réponse décisive et mesurée à l’une des attaques terroristes les plus graves qu’ait connues l’Inde au cours des dernières décennies. Cet anniversaire n’est pas seulement un moment de commémoration ; c’est également l’occasion de réfléchir à l’évolution du défi mondial du terrorisme, à l’impératif de solidarité internationale ainsi qu’à l’engagement indéfectible de l’Inde à protéger ses citoyens tout en préservant la paix et la stabilité.
L’attaque terroriste de Pahalgam
Le 22 avril 2025, le monde a observé avec horreur des terroristes appartenant à The Resistance Front (TRF), un groupe affilié à l’organisation terroriste Lashkar-e-Taiba (LeT), soutenue par le Pakistan et inscrite sur la liste des organisations terroristes des Nations
Unies, mener une attaque brutale contre des touristes à Pahalgam, dans le Jammu-et- Cachemire en Inde. Vingt-six vies innocentes ont été perdues, dont vingt-cinq ressortissants indiens et un ressortissant népalais. Il s’agissait de l’attaque terroriste la
plus meurtrière contre des civils en Inde depuis les attentats de Mumbai de novembre 2008, également perpétrés par le LeT.
La douleur et l’indignation ressenties à travers toute l’Inde furent profondes. Des familles ont perdu des êtres chers ; des enfants ont perdu leurs parents ; des communautés entières ont été brisées. Mais au-delà de la tragédie immédiate se trouvait une réalité plus
vaste et profondément préoccupante : le terrorisme transfrontalier continue de menacer la paix régionale et mondiale. Aucun pays ne peut accepter une situation dans laquelle des réseaux terroristes opèrent en toute impunité, bénéficiant d’infrastructures, de
financements et d’un soutien idéologique de l’autre côté de la frontière.
La réponse de l’Inde
La réponse de l’Inde a été délibérée, légale et mesurée. Le 23 avril 2025, le Comité du Cabinet sur la sécurité de l’Inde a pris d’importantes mesures, notamment la mise en suspens du traité des eaux de l’Indus de 1960 jusqu’à ce que le Pakistan mette fin de
manière crédible et irréversible à son soutien au terrorisme transfrontalier. Cette décision reflétait le sérieux avec lequel l’Inde considère l’utilisation persistante du terrorisme comme instrument de politique d’État.
Puis, dans la matinée du 7 mai 2025, l’Inde a exercé son droit de répondre, de prévenir et de dissuader de nouvelles attaques transfrontalières à travers l'opération Sindoor. Les forces armées indiennes ont mené des frappes précises, proportionnées, non escalatoires et décisives contre des infrastructures terroristes au Pakistan et dans les territoires occupés par le Pakistan. L’opération visait spécifiquement des bases terroristes liées au Jaish-e-Mohammed (JeM) et au Lashkar-e-Taiba (LeT), notamment à Bahawalpur, Muridke et Muzaffarabad, des lieux depuis longtemps associés à des activités terroristes anti-indiennes. Aucun établissement militaire pakistanais n’a été ciblé à ce stade.
L’objectif de l’Inde était clair : démanteler les infrastructures terroristes et dissuader de futures attaques. Les installations militaires pakistanaises n’ont pas été visées dans la phase initiale. Notre message était sans ambiguïté : aucun sanctuaire du terrorisme ne
resterait hors de portée. À travers l'opération Sindoor, notre intention était de faire comprendre aux forces hostiles à l’Inde qu' aucun endroit n’est sûr pour vous ».
L’escalade par le Pakistan
Cependant, l’escalade ultérieure par le Pakistan, particulièrement les attaques contre des zones militaires et civiles, a entraîné de nouvelles pertes humaines. L’Inde a été contrainte de répondre. Les Forces armées indiennes ont lancé des frappes de représailles contre d’importantes bases de l’armée de l’air pakistanaise, démontrant à la fois leurs capacités opérationnelles et leur retenue stratégique. Des images satellitaires ainsi que des analyses indépendantes ont par la suite confirmé l’ampleur des dommages infligés aux infrastructures militaires soutenant les actions hostiles.
En définitive, l’efficacité de la réponse indienne a prévalu. La demande de cessation des tirs et des activités militaires est venue du directeur général des opérations militaires du Pakistan à son homologue indien. Le courage, le professionnalisme et la discipline des
forces armées indiennes ont joué un rôle décisif dans le rétablissement de la dissuasion.
Une nouvelle doctrine sécuritaire
Le Premier Ministre de l’Inde, l’Honorable M. Narendra Modi, s’exprimant sur une base aérienne après l’opération, a résumé l’essence de la nouvelle doctrine sécuritaire de l’Inde. L’Inde recherche la paix et la stabilité, mais la paix ne peut coexister avec le terrorisme. Le Premier Ministre a souligné que l'opération Sindoor représentait une trinité de la politique, de l’intention et des capacités de l’Inde. Il a clairement établi les lignes rouges de l'Inde : toute future attaque terroriste entraînerait une réponse décisive selon les termes et à la manière de l’Inde.
Cette doctrine reflète une réalité plus large à laquelle la communauté internationale est aujourd’hui confrontée. Le terrorisme, où qu’il se produise, menace l’humanité partout dans le monde. Ce défi ne se limite pas à l’Asie du Sud. L’Afrique aussi a subi les conséquences dévastatrices de l’extrémisme violent et des réseaux terroristes transnationaux. Les pays de la région du Sahel ont souffert d’attaques qui sapent la sécurité, le développement économique et la cohésion sociale. L’Inde et l’Afrique partagent un intérêt commun dans le renforcement de la coopération mondiale contre le terrorisme, du partage de renseignements et des cadres juridiques internationaux contre le financement du terrorisme et la radicalisation.
Les efforts diplomatiques de l’Inde après l’attaque de Pahalgam et l' opération Sindoor ont mis en évidence cette dimension internationale. Le 36ᵉ rapport de l'équipe de surveillance du Comité des sanctions 1267 du Conseil de sécurité des Nations Unies, publié en juillet 2025, faisait référence à l’attaque de Pahalgam ainsi qu’au TRF. Fait important, il s’agissait de la première référence au Lashkar-e-Taiba dans ces rapports depuis 2019, réaffirmant la reconnaissance internationale croissante de la menace posée par ces
groupes.
L’Inde a également entrepris une campagne mondiale de sensibilisation sans précédent. Sept délégations parlementaires représentant tous les principaux partis politiques ont visité trente-trois pays afin d’expliquer la position de l’Inde fondée sur une tolérance zéro à l’égard du terrorisme. Des expositions sur le coût humain du terrorisme ont été organisées dans dix-sept pays, notamment aux Nations Unies et au Congrès des États-Unis. Ces initiatives ont démontré que la réponse de l’Inde transcendait les clivages politiques ; elle reflétait une détermination nationale unie. Les États-Unis ont ensuite désigné le TRF comme organisation terroriste étrangère et entité terroriste mondiale spécialement désignée en juillet 2025.
La voie à suivre
Un an plus tard, l'opération Sindoor demeure un moment décisif dans la politique de sécurité nationale de l’Inde. Elle a établi une nouvelle référence dans la lutte contre le terrorisme transfrontalier et instauré une nouvelle normalité dans la réponse stratégique
de l’Inde. L’Inde frappera avec précision et détermination les refuges terroristes. Le message est clair : le terrorisme ne réussira pas à contraindre les sociétés démocratiques, et ceux qui soutiennent ou abritent les terroristes ne pourront rester à l’abri des conséquences. L’Inde ne fera aucune distinction entre un gouvernement qui soutient le terrorisme et les cerveaux du terrorisme, et ne tolérera aucun chantage nucléaire. L’Inde continuera à protéger ses citoyens avec détermination et responsabilité. Dans le même
temps, nous continuerons à travailler avec nos partenaires en Afrique et dans le monde afin de renforcer la paix internationale, la sécurité et la coopération contre la menace commune du terrorisme.
Les enseignements de l'opération Sindoor dépassent le cadre d’une seule nation ou d’un seul conflit. Ils réaffirment un principe universel : l’humanité doit rester unie contre le terrorisme, et les démocraties ne doivent jamais permettre à la violence et à l’extrémisme de triompher de la paix, de la justice et de la dignité humaine. La communauté internationale doit collectivement rejeter les doubles standards et agir avec cohérence contre le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations.
L’Inde demeure engagée en faveur de la paix. Mais la paix exige des responsabilités. Le dialogue ne peut prospérer dans l’ombre du terrorisme. Comme l’a déclaré le Premier Ministre de l'Inde : « L'eau et le sang ne peuvent couler ensemble. »
L’attaque terroriste de Pahalgam
Le 22 avril 2025, le monde a observé avec horreur des terroristes appartenant à The Resistance Front (TRF), un groupe affilié à l’organisation terroriste Lashkar-e-Taiba (LeT), soutenue par le Pakistan et inscrite sur la liste des organisations terroristes des Nations
Unies, mener une attaque brutale contre des touristes à Pahalgam, dans le Jammu-et- Cachemire en Inde. Vingt-six vies innocentes ont été perdues, dont vingt-cinq ressortissants indiens et un ressortissant népalais. Il s’agissait de l’attaque terroriste la
plus meurtrière contre des civils en Inde depuis les attentats de Mumbai de novembre 2008, également perpétrés par le LeT.
La douleur et l’indignation ressenties à travers toute l’Inde furent profondes. Des familles ont perdu des êtres chers ; des enfants ont perdu leurs parents ; des communautés entières ont été brisées. Mais au-delà de la tragédie immédiate se trouvait une réalité plus
vaste et profondément préoccupante : le terrorisme transfrontalier continue de menacer la paix régionale et mondiale. Aucun pays ne peut accepter une situation dans laquelle des réseaux terroristes opèrent en toute impunité, bénéficiant d’infrastructures, de
financements et d’un soutien idéologique de l’autre côté de la frontière.
La réponse de l’Inde
La réponse de l’Inde a été délibérée, légale et mesurée. Le 23 avril 2025, le Comité du Cabinet sur la sécurité de l’Inde a pris d’importantes mesures, notamment la mise en suspens du traité des eaux de l’Indus de 1960 jusqu’à ce que le Pakistan mette fin de
manière crédible et irréversible à son soutien au terrorisme transfrontalier. Cette décision reflétait le sérieux avec lequel l’Inde considère l’utilisation persistante du terrorisme comme instrument de politique d’État.
Puis, dans la matinée du 7 mai 2025, l’Inde a exercé son droit de répondre, de prévenir et de dissuader de nouvelles attaques transfrontalières à travers l'opération Sindoor. Les forces armées indiennes ont mené des frappes précises, proportionnées, non escalatoires et décisives contre des infrastructures terroristes au Pakistan et dans les territoires occupés par le Pakistan. L’opération visait spécifiquement des bases terroristes liées au Jaish-e-Mohammed (JeM) et au Lashkar-e-Taiba (LeT), notamment à Bahawalpur, Muridke et Muzaffarabad, des lieux depuis longtemps associés à des activités terroristes anti-indiennes. Aucun établissement militaire pakistanais n’a été ciblé à ce stade.
L’objectif de l’Inde était clair : démanteler les infrastructures terroristes et dissuader de futures attaques. Les installations militaires pakistanaises n’ont pas été visées dans la phase initiale. Notre message était sans ambiguïté : aucun sanctuaire du terrorisme ne
resterait hors de portée. À travers l'opération Sindoor, notre intention était de faire comprendre aux forces hostiles à l’Inde qu' aucun endroit n’est sûr pour vous ».
L’escalade par le Pakistan
Cependant, l’escalade ultérieure par le Pakistan, particulièrement les attaques contre des zones militaires et civiles, a entraîné de nouvelles pertes humaines. L’Inde a été contrainte de répondre. Les Forces armées indiennes ont lancé des frappes de représailles contre d’importantes bases de l’armée de l’air pakistanaise, démontrant à la fois leurs capacités opérationnelles et leur retenue stratégique. Des images satellitaires ainsi que des analyses indépendantes ont par la suite confirmé l’ampleur des dommages infligés aux infrastructures militaires soutenant les actions hostiles.
En définitive, l’efficacité de la réponse indienne a prévalu. La demande de cessation des tirs et des activités militaires est venue du directeur général des opérations militaires du Pakistan à son homologue indien. Le courage, le professionnalisme et la discipline des
forces armées indiennes ont joué un rôle décisif dans le rétablissement de la dissuasion.
Une nouvelle doctrine sécuritaire
Le Premier Ministre de l’Inde, l’Honorable M. Narendra Modi, s’exprimant sur une base aérienne après l’opération, a résumé l’essence de la nouvelle doctrine sécuritaire de l’Inde. L’Inde recherche la paix et la stabilité, mais la paix ne peut coexister avec le terrorisme. Le Premier Ministre a souligné que l'opération Sindoor représentait une trinité de la politique, de l’intention et des capacités de l’Inde. Il a clairement établi les lignes rouges de l'Inde : toute future attaque terroriste entraînerait une réponse décisive selon les termes et à la manière de l’Inde.
Cette doctrine reflète une réalité plus large à laquelle la communauté internationale est aujourd’hui confrontée. Le terrorisme, où qu’il se produise, menace l’humanité partout dans le monde. Ce défi ne se limite pas à l’Asie du Sud. L’Afrique aussi a subi les conséquences dévastatrices de l’extrémisme violent et des réseaux terroristes transnationaux. Les pays de la région du Sahel ont souffert d’attaques qui sapent la sécurité, le développement économique et la cohésion sociale. L’Inde et l’Afrique partagent un intérêt commun dans le renforcement de la coopération mondiale contre le terrorisme, du partage de renseignements et des cadres juridiques internationaux contre le financement du terrorisme et la radicalisation.
Les efforts diplomatiques de l’Inde après l’attaque de Pahalgam et l' opération Sindoor ont mis en évidence cette dimension internationale. Le 36ᵉ rapport de l'équipe de surveillance du Comité des sanctions 1267 du Conseil de sécurité des Nations Unies, publié en juillet 2025, faisait référence à l’attaque de Pahalgam ainsi qu’au TRF. Fait important, il s’agissait de la première référence au Lashkar-e-Taiba dans ces rapports depuis 2019, réaffirmant la reconnaissance internationale croissante de la menace posée par ces
groupes.
L’Inde a également entrepris une campagne mondiale de sensibilisation sans précédent. Sept délégations parlementaires représentant tous les principaux partis politiques ont visité trente-trois pays afin d’expliquer la position de l’Inde fondée sur une tolérance zéro à l’égard du terrorisme. Des expositions sur le coût humain du terrorisme ont été organisées dans dix-sept pays, notamment aux Nations Unies et au Congrès des États-Unis. Ces initiatives ont démontré que la réponse de l’Inde transcendait les clivages politiques ; elle reflétait une détermination nationale unie. Les États-Unis ont ensuite désigné le TRF comme organisation terroriste étrangère et entité terroriste mondiale spécialement désignée en juillet 2025.
La voie à suivre
Un an plus tard, l'opération Sindoor demeure un moment décisif dans la politique de sécurité nationale de l’Inde. Elle a établi une nouvelle référence dans la lutte contre le terrorisme transfrontalier et instauré une nouvelle normalité dans la réponse stratégique
de l’Inde. L’Inde frappera avec précision et détermination les refuges terroristes. Le message est clair : le terrorisme ne réussira pas à contraindre les sociétés démocratiques, et ceux qui soutiennent ou abritent les terroristes ne pourront rester à l’abri des conséquences. L’Inde ne fera aucune distinction entre un gouvernement qui soutient le terrorisme et les cerveaux du terrorisme, et ne tolérera aucun chantage nucléaire. L’Inde continuera à protéger ses citoyens avec détermination et responsabilité. Dans le même
temps, nous continuerons à travailler avec nos partenaires en Afrique et dans le monde afin de renforcer la paix internationale, la sécurité et la coopération contre la menace commune du terrorisme.
Les enseignements de l'opération Sindoor dépassent le cadre d’une seule nation ou d’un seul conflit. Ils réaffirment un principe universel : l’humanité doit rester unie contre le terrorisme, et les démocraties ne doivent jamais permettre à la violence et à l’extrémisme de triompher de la paix, de la justice et de la dignité humaine. La communauté internationale doit collectivement rejeter les doubles standards et agir avec cohérence contre le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations.
L’Inde demeure engagée en faveur de la paix. Mais la paix exige des responsabilités. Le dialogue ne peut prospérer dans l’ombre du terrorisme. Comme l’a déclaré le Premier Ministre de l'Inde : « L'eau et le sang ne peuvent couler ensemble. »
Son Exellence Mr. Dinkar Asthana,
Ambassadeur de l’ Inde au Sénégal
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