Le ministère de l’Enseignement supérieur vient de révéler un double défi majeur qui freine le bon fonctionnement des universités sénégalaises : des chantiers inachevés et surtout un grave déficit de personnel qualifié. Avec seulement 2 495 enseignants chercheurs pour couvrir l’ensemble des besoins, la situation est critique. Sur la dernière décennie, à peine 410 enseignants chercheurs ont été recrutés, une cadence largement insuffisante pour assurer une formation de qualité. Les enseignants actuels, souvent surchargés, peinent à maintenir la continuité des cours, tandis qu’un plan de recrutement massif, comparable à celui récemment effectué dans l’éducation nationale, est en préparation.
Parmi les mesures prioritaires, la suppression de la limite d’âge de 45 ans pour le recrutement des enseignants chercheurs apparaît comme un acte nécessaire et urgent. Cette règle, jugée arbitraire et injuste, empêchait notamment l’intégration des doctorants vacataires expérimentés qui assurent une part importante de l’enseignement, avec près de 6 000 vacataires contre seulement 2 500 enseignants titulaires. Leur contribution permet d’abaisser le ratio enseignants/étudiants, évitant ainsi un encadrement médiocre. Pourtant, ces talents, souvent plus âgés que la limite imposée, se voyaient systématiquement refuser un poste stable, mettant à mal la qualité de l’enseignement et conduisant à une fuite des cerveaux vers des pays offrant de meilleures conditions.
Face à ce constat, le gouvernement mène actuellement des études pour identifier le nombre soutenable d’enseignants-chercheurs à recruter, avec l’ambition de stabiliser le système universitaire et de retenir les talents formés localement. La concurrence étrangère, notamment celle des pays miniers qui attirent nos doctorants sénégalais, souligne l’urgence de réagir. Au-delà des infrastructures, c’est le capital humain qu’il faut préserver pour garantir l’avenir de l’enseignement supérieur au Sénégal.
Parmi les mesures prioritaires, la suppression de la limite d’âge de 45 ans pour le recrutement des enseignants chercheurs apparaît comme un acte nécessaire et urgent. Cette règle, jugée arbitraire et injuste, empêchait notamment l’intégration des doctorants vacataires expérimentés qui assurent une part importante de l’enseignement, avec près de 6 000 vacataires contre seulement 2 500 enseignants titulaires. Leur contribution permet d’abaisser le ratio enseignants/étudiants, évitant ainsi un encadrement médiocre. Pourtant, ces talents, souvent plus âgés que la limite imposée, se voyaient systématiquement refuser un poste stable, mettant à mal la qualité de l’enseignement et conduisant à une fuite des cerveaux vers des pays offrant de meilleures conditions.
Face à ce constat, le gouvernement mène actuellement des études pour identifier le nombre soutenable d’enseignants-chercheurs à recruter, avec l’ambition de stabiliser le système universitaire et de retenir les talents formés localement. La concurrence étrangère, notamment celle des pays miniers qui attirent nos doctorants sénégalais, souligne l’urgence de réagir. Au-delà des infrastructures, c’est le capital humain qu’il faut préserver pour garantir l’avenir de l’enseignement supérieur au Sénégal.
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