Le FMI au cœur des interrogations
Devant le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Mbaye Dione a d’abord salué la confiance renouvelée du chef de l’État à l’endroit du membre du gouvernement. Mais le député a rapidement orienté son intervention vers les grandes préoccupations économiques du moment.
Il est notamment revenu sur les différentes missions du Fonds monétaire international au Sénégal. Selon lui, depuis la nomination du ministre en avril 2024, le FMI a été reçu à plusieurs reprises, avec des missions qui « semblent se succéder et se ressembler ».
Mbaye Dione a ainsi demandé au gouvernement de clarifier les discussions en cours avec l’institution financière internationale, notamment autour d’une éventuelle nouvelle exigence portant sur la réalisation d’un audit par un cabinet international.
Un nouvel audit international en question
Le député a voulu savoir si le FMI avait réellement demandé un nouvel audit comme condition. Dans ce cas, il s’interroge sur l’utilité d’une telle démarche, alors que des rapports auraient déjà été produits par Forvis Mazars.
Mbaye Dione a rappelé que ce cabinet est reconnu comme un grand groupe international dans le domaine de l’audit. Pour lui, les autorités doivent expliquer pourquoi un autre rapport serait nécessaire.
Il a également demandé que les rapports déjà disponibles soient mis à la disposition des députés. À ses yeux, engager un nouvel audit pourrait représenter une dépense supplémentaire pour le contribuable sénégalais.
Dette publique : Mbaye Dione demande une réponse claire
Autre point central de son intervention : la dette publique. Le député a rappelé que cette question avait déjà été abordée à l’Assemblée nationale, notamment lors d’une précédente présence du Premier ministre.
Mbaye Dione a indiqué qu’il faisait partie de ceux qui estiment qu’une restructuration de la dette doit être évitée si d’autres solutions existent. Selon lui, une telle décision pourrait avoir des répercussions importantes pour le pays.
Dans un contexte marqué par un changement de gouvernement et de Premier ministre, le parlementaire a demandé une réponse claire au ministre.
« Est-ce que vous allez restructurer la dette ? », a-t-il lancé, estimant que les Sénégalais doivent être édifiés sur l’orientation retenue par le gouvernement.
Fonds de dotation : la colère d’un maire
Mbaye Dione, qui a rappelé son expérience de maire, a aussi abordé la question des fonds de dotation destinés aux collectivités territoriales. Il a regretté les retards notés dans ce dossier, tout en dénonçant la publication d’un arrêté sans clé de répartition.
Selon lui, un arrêté signé par les ministres concernés n’a aucune portée réelle s’il ne précise pas comment les ressources seront réparties entre les collectivités.
Le député a estimé que cette situation pose un problème de sérieux dans la politique de décentralisation. Pour lui, il ne suffit pas d’annoncer des mesures : encore faut-il donner aux collectivités les moyens concrets d’agir.
Une rencontre avec les maires jugée politique
Évoquant la rencontre annoncée entre le président de la République et les maires, Mbaye Dione a exprimé ses réserves. Selon lui, la publication d’un arrêté à quelques jours de cette rencontre donne l’impression d’une opération destinée à « bluffer les maires ».
Le député estime que cette rencontre risque de prendre une tournure politicienne au lieu d’être un véritable moment de dialogue sur la décentralisation.
Il a invité les proches collaborateurs du président de la République à lui conseiller la prudence, notamment face à certaines personnalités issues de l’ancien régime qui chercheraient, selon lui, à se repositionner auprès du nouveau pouvoir.
« Nous ne sommes pas ses ennemis, nous sommes ses opposants »
Dans la dernière partie de son intervention, Mbaye Dione a tenu à adresser un message politique au président du Pastef, Ousmane Sonko. S’adressant au président de l’Assemblée nationale, il a demandé que ce message lui soit transmis.
Le député a rappelé que l’opposition sénégalaise s’inscrit dans une tradition républicaine. Il a insisté sur une distinction importante : l’opposition n’est pas l’ennemie du pouvoir.
« Nous ne sommes pas ses ennemis. Nous sommes ses opposants », a-t-il affirmé.
Mbaye Dione a également rappelé qu’Ousmane Sonko, lorsqu’il était dans l’opposition, utilisait lui aussi la tribune parlementaire pour défendre ses positions, interpeller le gouvernement et exprimer ses désaccords. Il estime donc que le pouvoir actuel doit accepter la contradiction démocratique.
Appel au respect de l’Assemblée nationale
Pour conclure, Mbaye Dione a appelé à préserver la dignité de l’Assemblée nationale, qu’il a présentée comme la deuxième institution du pays. Selon lui, l’hémicycle ne doit pas devenir un lieu de règlement de comptes politiques.
Le député a assuré que l’opposition entend jouer pleinement son rôle, avec responsabilité et courage. Il a affirmé qu’elle accompagnera le gouvernement lorsque cela sera nécessaire, mais qu’elle s’opposera également chaque fois qu’elle le jugera utile.
Une sortie qui mêle questions économiques, préoccupations locales et mise en garde politique, dans un contexte institutionnel marqué par de fortes tensions entre pouvoir et opposition.
Devant le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Mbaye Dione a d’abord salué la confiance renouvelée du chef de l’État à l’endroit du membre du gouvernement. Mais le député a rapidement orienté son intervention vers les grandes préoccupations économiques du moment.
Il est notamment revenu sur les différentes missions du Fonds monétaire international au Sénégal. Selon lui, depuis la nomination du ministre en avril 2024, le FMI a été reçu à plusieurs reprises, avec des missions qui « semblent se succéder et se ressembler ».
Mbaye Dione a ainsi demandé au gouvernement de clarifier les discussions en cours avec l’institution financière internationale, notamment autour d’une éventuelle nouvelle exigence portant sur la réalisation d’un audit par un cabinet international.
Un nouvel audit international en question
Le député a voulu savoir si le FMI avait réellement demandé un nouvel audit comme condition. Dans ce cas, il s’interroge sur l’utilité d’une telle démarche, alors que des rapports auraient déjà été produits par Forvis Mazars.
Mbaye Dione a rappelé que ce cabinet est reconnu comme un grand groupe international dans le domaine de l’audit. Pour lui, les autorités doivent expliquer pourquoi un autre rapport serait nécessaire.
Il a également demandé que les rapports déjà disponibles soient mis à la disposition des députés. À ses yeux, engager un nouvel audit pourrait représenter une dépense supplémentaire pour le contribuable sénégalais.
Dette publique : Mbaye Dione demande une réponse claire
Autre point central de son intervention : la dette publique. Le député a rappelé que cette question avait déjà été abordée à l’Assemblée nationale, notamment lors d’une précédente présence du Premier ministre.
Mbaye Dione a indiqué qu’il faisait partie de ceux qui estiment qu’une restructuration de la dette doit être évitée si d’autres solutions existent. Selon lui, une telle décision pourrait avoir des répercussions importantes pour le pays.
Dans un contexte marqué par un changement de gouvernement et de Premier ministre, le parlementaire a demandé une réponse claire au ministre.
« Est-ce que vous allez restructurer la dette ? », a-t-il lancé, estimant que les Sénégalais doivent être édifiés sur l’orientation retenue par le gouvernement.
Fonds de dotation : la colère d’un maire
Mbaye Dione, qui a rappelé son expérience de maire, a aussi abordé la question des fonds de dotation destinés aux collectivités territoriales. Il a regretté les retards notés dans ce dossier, tout en dénonçant la publication d’un arrêté sans clé de répartition.
Selon lui, un arrêté signé par les ministres concernés n’a aucune portée réelle s’il ne précise pas comment les ressources seront réparties entre les collectivités.
Le député a estimé que cette situation pose un problème de sérieux dans la politique de décentralisation. Pour lui, il ne suffit pas d’annoncer des mesures : encore faut-il donner aux collectivités les moyens concrets d’agir.
Une rencontre avec les maires jugée politique
Évoquant la rencontre annoncée entre le président de la République et les maires, Mbaye Dione a exprimé ses réserves. Selon lui, la publication d’un arrêté à quelques jours de cette rencontre donne l’impression d’une opération destinée à « bluffer les maires ».
Le député estime que cette rencontre risque de prendre une tournure politicienne au lieu d’être un véritable moment de dialogue sur la décentralisation.
Il a invité les proches collaborateurs du président de la République à lui conseiller la prudence, notamment face à certaines personnalités issues de l’ancien régime qui chercheraient, selon lui, à se repositionner auprès du nouveau pouvoir.
« Nous ne sommes pas ses ennemis, nous sommes ses opposants »
Dans la dernière partie de son intervention, Mbaye Dione a tenu à adresser un message politique au président du Pastef, Ousmane Sonko. S’adressant au président de l’Assemblée nationale, il a demandé que ce message lui soit transmis.
Le député a rappelé que l’opposition sénégalaise s’inscrit dans une tradition républicaine. Il a insisté sur une distinction importante : l’opposition n’est pas l’ennemie du pouvoir.
« Nous ne sommes pas ses ennemis. Nous sommes ses opposants », a-t-il affirmé.
Mbaye Dione a également rappelé qu’Ousmane Sonko, lorsqu’il était dans l’opposition, utilisait lui aussi la tribune parlementaire pour défendre ses positions, interpeller le gouvernement et exprimer ses désaccords. Il estime donc que le pouvoir actuel doit accepter la contradiction démocratique.
Appel au respect de l’Assemblée nationale
Pour conclure, Mbaye Dione a appelé à préserver la dignité de l’Assemblée nationale, qu’il a présentée comme la deuxième institution du pays. Selon lui, l’hémicycle ne doit pas devenir un lieu de règlement de comptes politiques.
Le député a assuré que l’opposition entend jouer pleinement son rôle, avec responsabilité et courage. Il a affirmé qu’elle accompagnera le gouvernement lorsque cela sera nécessaire, mais qu’elle s’opposera également chaque fois qu’elle le jugera utile.
Une sortie qui mêle questions économiques, préoccupations locales et mise en garde politique, dans un contexte institutionnel marqué par de fortes tensions entre pouvoir et opposition.
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