« Quand les institutions sont affaiblies pour servir un camp, c'est la nation tout entière que l'on met en danger » (Yéya Diallo)


Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, Yéya Diallo, ancienne parlementaire et figure du Parti socialiste, interpelle les nouvelles autorités sur ce qu'elle considère comme une dérive institutionnelle : la confusion entre appareil d'État et agenda partisan.

 

C'est un avertissement solennel que lance l'ancienne parlementaire socialiste. Yéya Diallo dit observer, avec une inquiétude croissante, ce qu'elle qualifie de volonté délibérée d'intégrer la politique partisane au cœur même de l'appareil d'État. Selon elle, les institutions de la République semblent désormais fonctionner au rythme d'un agenda politique et sous l'influence d'un guide politique — une formulation qui, sans le nommer directement, vise manifestement le chef du Pastef, Ousmane Sonko. « Une République sérieuse ne se gouverne pas par des arrangements internes d'un parti, ni par des logiques de clans ou de fidélités personnelles », tranche-t-elle, avant d'enfoncer le clou : les institutions ne doivent jamais être réduites à des « instruments de repositionnement personnel » ou à des « variables d'ajustement au service d'ambitions politiques ». 

 

Dans ce texte aux accents de manifeste républicain, Yéya Diallo s'adresse aussi, implicitement, à ceux qui, dans les rangs du pouvoir actuel, ont fait de la dénonciation de la politisation de l'État un fonds de commerce électoral. Elle leur retourne l'argument avec une sévérité assumée : ceux qui hier dénonçaient cette dérive ne sauraient aujourd'hui l'aggraver en cherchant à soumettre les institutions à leur propre projet politique. Une cohérence, dit-elle, s'impose.

 

L'ancienne parlementaire réaffirme un principe qu'elle considère comme le socle de tout régime républicain : l'État et ses institutions doivent demeurer au-dessus des partis, des ambitions personnelles et des intérêts de clans. La République, martèle-t-elle, ne peut être gouvernée dans une logique d'allégeance personnelle ou de fidélité politique. Les institutions sont « sacrées » et doivent être protégées des « passions politiques, des règlements de comptes et des tentatives de mainmise partisane ». 

Lundi 25 Mai 2026
Dakaractu



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