L'agence internationale de l'énergie (AIE) a revu à la baisse la croissance de la demande mondiale de pétrole en 2025 en raison de l'escalade des tensions commerciales liée aux droits de douane américains, qui pèsent sur les perspectives économiques, a-t-elle annoncé mardi.
"Après une période de calme relatif, les marchés pétroliers mondiaux ont été secoués par une avalanche d'annonces de droits de douane début avril", indique l'AIE dans son rapport mensuel.
"Si les importations de pétrole, de gaz et de produits raffinés ont bénéficié d'exemptions des droits de douane annoncés par les États-Unis, les craintes que ces mesures n'alimentent l'inflation, ne ralentissent la croissance économique et n'intensifient les différends commerciaux ont pesé sur les prix du pétrole", ajoute-t-elle.
Selon l'AIE, les prix de référence du pétrole brut ont plongé à leurs "plus bas niveaux en quatre ans". Les contrats à terme sur le Brent sont ainsi passés sous les 60 dollars le baril, avant de se redresser autour de 65 dollars après le report de la mise en œuvre de certains droits de douane.
Avec un impact immédiat sur le pétrole de schiste américain, relève-t-elle. "La chute significative des prix du pétrole a ébranlé le secteur du pétrole de schiste américain, les entreprises affirmant avoir besoin de 65 dollars le baril en moyenne pour forer de manière rentable de nouveaux puits de pétrole de schiste léger", souligne l'AIE en citant l'enquête de la Réserve fédérale (Fed) de Dallas sur l'énergie.
"Les nouveaux droits de douane pourraient également renchérir l'achat d'acier et d'équipements, décourageant ainsi davantage le forage", ajoute-t-elle.
Par rapport à son rapport de mars, l'AIE indique que la croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2025 est revue à la baisse de 300.000 barils par jour, à 730.000 b/j. Elle devrait encore ralentir en 2026, à 690.000 b/j, "mais les risques pesant sur ces prévisions demeurent important compte tenu de l'évolution rapide du contexte macroéconomique".
Elle souligne que cette révision à la baisse fait suite à une consommation de pétrole robuste au premier trimestre 2025, en hausse de 1,2 million b/j en glissement annuel – son taux le plus élevé depuis 2023.
Ces perspectives sont en ligne avec celles publiées par l'Opep lundi dans son rapport mensuel, qui a revu légèrement à la baisse sa prévision de croissance de la demande de pétrole pour 2025.
"Après une période de calme relatif, les marchés pétroliers mondiaux ont été secoués par une avalanche d'annonces de droits de douane début avril", indique l'AIE dans son rapport mensuel.
"Si les importations de pétrole, de gaz et de produits raffinés ont bénéficié d'exemptions des droits de douane annoncés par les États-Unis, les craintes que ces mesures n'alimentent l'inflation, ne ralentissent la croissance économique et n'intensifient les différends commerciaux ont pesé sur les prix du pétrole", ajoute-t-elle.
Selon l'AIE, les prix de référence du pétrole brut ont plongé à leurs "plus bas niveaux en quatre ans". Les contrats à terme sur le Brent sont ainsi passés sous les 60 dollars le baril, avant de se redresser autour de 65 dollars après le report de la mise en œuvre de certains droits de douane.
Avec un impact immédiat sur le pétrole de schiste américain, relève-t-elle. "La chute significative des prix du pétrole a ébranlé le secteur du pétrole de schiste américain, les entreprises affirmant avoir besoin de 65 dollars le baril en moyenne pour forer de manière rentable de nouveaux puits de pétrole de schiste léger", souligne l'AIE en citant l'enquête de la Réserve fédérale (Fed) de Dallas sur l'énergie.
"Les nouveaux droits de douane pourraient également renchérir l'achat d'acier et d'équipements, décourageant ainsi davantage le forage", ajoute-t-elle.
Par rapport à son rapport de mars, l'AIE indique que la croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2025 est revue à la baisse de 300.000 barils par jour, à 730.000 b/j. Elle devrait encore ralentir en 2026, à 690.000 b/j, "mais les risques pesant sur ces prévisions demeurent important compte tenu de l'évolution rapide du contexte macroéconomique".
Elle souligne que cette révision à la baisse fait suite à une consommation de pétrole robuste au premier trimestre 2025, en hausse de 1,2 million b/j en glissement annuel – son taux le plus élevé depuis 2023.
Ces perspectives sont en ligne avec celles publiées par l'Opep lundi dans son rapport mensuel, qui a revu légèrement à la baisse sa prévision de croissance de la demande de pétrole pour 2025.
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