Affaire Tivaouane Peulh : Amnesty dénonce une violation grave du droit au logement et interpelle le pouvoir


Le collectif des héritiers de terrains de Tivaouane Peulh, descendants d’Abdou Ka et autres, ont trouvé un puissant relais après avoir été empêché par la police de rencontrer Ousmane Sonko. Reçus par Amnesty International Sénégal, les sinistrés ont vu leur combat franchir un cap décisif. Face à des maisons rasées, des terrains confisqués et des arrestations jugées arbitraires, l’organisation de défense des droits humains a publiquement exprimé sa profonde inquiétude, faisant de cette affaire un symbole alarmant des violations du droit au logement au Sénégal.

 

Dans un discours sans concession, Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty Sénégal, a accusé l’État de faillir à ses obligations constitutionnelles et internationales. Il a dénoncé le fait qu’une société immobilière puisse, avec l’appui de la force publique, détruire des habitations construites depuis des décennies par des familles modestes disposant de délibérations légales datant de 1988 et 2000. Brandir un bail de 2012 pour effacer des droits acquis est, selon lui, une manœuvre classique de « prédateurs fonciers » bénéficiant de complicités au sein de l’administration.

 

Amnesty International a ainsi lancé un avertissement clair aux autorités, cette bataille ne laissera pas les victimes seules. Assistance judiciaire, prise en charge des avocats, saisie des juridictions nationales et, si nécessaire, internationales, tout est désormais sur la table. Seydi Gassama a interpellé directement le Président de la République et le Premier ministre, leur rappelant que leur légitimité repose sur la protection des faibles face aux puissants.

Mardi 23 Décembre 2025
Dakaractu




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