Une audience transformée en arène
Rarement une audience des flagrants délits aura attiré autant de monde au tribunal de Pikine-Guédiawaye. D’après L’Observateur, collègues lutteurs, amateurs de lutte, proches et sympathisants se sont déplacés en masse pour soutenir Papa Boy Djinné.
La salle d’audience s’est rapidement révélée trop petite pour accueillir tout ce monde. Plusieurs personnes, dont l’épouse du lutteur, ont dû attendre à l’extérieur, dans l’attente du verdict.
À la barre, le lutteur devait répondre des délits de détention et d’usage de chanvre indien.
Une perquisition à son domicile
L’affaire démarre par une dénonciation anonyme faisant état d’un supposé réseau de trafic de drogue qui serait dirigé depuis le domicile du lutteur, à Counass, dans la commune de Guédiawaye.
Après plusieurs jours de surveillance, les gendarmes de la Brigade de recherches de Keur Massar ont procédé à une perquisition à son domicile, alors qu’il se trouvait à l’entraînement. La fouille, réalisée en présence de son épouse, n’a pas permis de découvrir une quantité importante de drogue.
Les enquêteurs ont toutefois trouvé un pot métallique servant de cendrier, contenant des résidus et des graines de chanvre indien.
Le lutteur reconnaît être consommateur
Entendu par les gendarmes, Papa Boy Djinné a reconnu être consommateur de cannabis. Il a admis que le cendrier retrouvé lui appartenait.
Cependant, à la barre, il a nuancé ses déclarations. S’il reconnaît fumer du chanvre indien, il soutient que les graines découvertes sur place ne lui appartenaient pas nécessairement, expliquant que de nombreuses personnes fréquentent régulièrement le local où elles ont été retrouvées.
Il a également refusé de révéler l’identité de son fournisseur, préférant, selon les éléments rapportés par L’Observateur, assumer seul la responsabilité de ses actes.
Le parquet réclamait six mois ferme
Estimant les faits établis, le procureur de la République a requis six mois d’emprisonnement ferme contre le lutteur. La défense, assurée par plusieurs avocats, a plaidé la relaxe.
Les conseils de Papa Boy Djinné ont soutenu qu’aucun élément du dossier ne permettait de confirmer l’existence d’un trafic de drogue, contrairement à la dénonciation initiale.
Ils ont demandé au tribunal d’écarter la thèse d’un réseau et de tenir compte du caractère limité des éléments découverts lors de la perquisition.
Une simple amende au final
Le tribunal a finalement écarté la peine d’emprisonnement. Papa Boy Djinné a été déclaré coupable de détention de chanvre indien, mais n’a écopé que d’une amende ferme de 50 000 FCFA.
Une décision accueillie comme un soulagement par ses proches et ses soutiens, venus nombreux au tribunal.
Rarement une audience des flagrants délits aura attiré autant de monde au tribunal de Pikine-Guédiawaye. D’après L’Observateur, collègues lutteurs, amateurs de lutte, proches et sympathisants se sont déplacés en masse pour soutenir Papa Boy Djinné.
La salle d’audience s’est rapidement révélée trop petite pour accueillir tout ce monde. Plusieurs personnes, dont l’épouse du lutteur, ont dû attendre à l’extérieur, dans l’attente du verdict.
À la barre, le lutteur devait répondre des délits de détention et d’usage de chanvre indien.
Une perquisition à son domicile
L’affaire démarre par une dénonciation anonyme faisant état d’un supposé réseau de trafic de drogue qui serait dirigé depuis le domicile du lutteur, à Counass, dans la commune de Guédiawaye.
Après plusieurs jours de surveillance, les gendarmes de la Brigade de recherches de Keur Massar ont procédé à une perquisition à son domicile, alors qu’il se trouvait à l’entraînement. La fouille, réalisée en présence de son épouse, n’a pas permis de découvrir une quantité importante de drogue.
Les enquêteurs ont toutefois trouvé un pot métallique servant de cendrier, contenant des résidus et des graines de chanvre indien.
Le lutteur reconnaît être consommateur
Entendu par les gendarmes, Papa Boy Djinné a reconnu être consommateur de cannabis. Il a admis que le cendrier retrouvé lui appartenait.
Cependant, à la barre, il a nuancé ses déclarations. S’il reconnaît fumer du chanvre indien, il soutient que les graines découvertes sur place ne lui appartenaient pas nécessairement, expliquant que de nombreuses personnes fréquentent régulièrement le local où elles ont été retrouvées.
Il a également refusé de révéler l’identité de son fournisseur, préférant, selon les éléments rapportés par L’Observateur, assumer seul la responsabilité de ses actes.
Le parquet réclamait six mois ferme
Estimant les faits établis, le procureur de la République a requis six mois d’emprisonnement ferme contre le lutteur. La défense, assurée par plusieurs avocats, a plaidé la relaxe.
Les conseils de Papa Boy Djinné ont soutenu qu’aucun élément du dossier ne permettait de confirmer l’existence d’un trafic de drogue, contrairement à la dénonciation initiale.
Ils ont demandé au tribunal d’écarter la thèse d’un réseau et de tenir compte du caractère limité des éléments découverts lors de la perquisition.
Une simple amende au final
Le tribunal a finalement écarté la peine d’emprisonnement. Papa Boy Djinné a été déclaré coupable de détention de chanvre indien, mais n’a écopé que d’une amende ferme de 50 000 FCFA.
Une décision accueillie comme un soulagement par ses proches et ses soutiens, venus nombreux au tribunal.
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