Malick Gakou, ancien ministre et figure historique de la gauche sénégalaise, a accordé sa première interview à l’Observateur, depuis la dissolution du Grand Parti (GP) et sa fusion avec le Pastef d’Ousmane Sonko. Il y revient en détail sur les motivations, les conditions et les implications de cette décision majeure.
Face aux accusations d’opportunisme, Malick Gakou s’est voulu catégorique en indiquant que cette fusion n’est ni un calcul de circonstance ni une adaptation à un rapport de forces défavorable aux partis traditionnels. Elle est, selon lui, l’aboutissement logique de plus de onze ans de compagnonnage politique avec Ousmane Sonko, dont il rappelle avoir été aux côtés dès le 26 août 2016, jour de sa radiation de la fonction publique. Il invoque une convergence profonde de valeurs entre le GP et le Pastef sur la souveraineté économique, la bonne gouvernance, la justice sociale et la lutte contre la corruption. Il justifie le choix de la fusion sur celui de l’alliance électorale en soulignant les limites historiques des coalitions, souvent fragilisées par des divergences d’intérêts et des ambitions concurrentes. La fusion permet, selon lui, de bâtir une force politique plus stable, plus cohérente et plus durable, capable de porter des réformes de long terme autour d’une vision commune et d’une discipline collective.
Interrogé sur l’absence de représentation notable du GP au sein des instances de nomination malgré des années de soutien au Pastef, Gakou balaie toute frustration. Il affirme n’avoir jamais milité pour des postes ou des privilèges, renvoyant les nominations à la seule responsabilité du Président de la République. La véritable récompense, dit-il, demeure la mise en œuvre de politiques publiques améliorant les conditions de vie des citoyens.
Revenant sur les divergences internes, Malick Gakou reconnaît que toute décision majeure suscite des débats dans une organisation démocratique. Il assure néanmoins que la grande majorité des responsables départementaux, communaux et des militants du GP a compris le sens de cette démarche. Les quelques cadres ayant exprimé des réserves sont remerciés avec courtoisie, sans que leurs positions ne remettent en cause, selon lui, la légitimité de la décision.
En marge des questions politiques, Malick Gakou voulant faire un diagnostic lucide de la situation économique du Sénégal, héritée selon lui de contraintes budgétaires lourdes et d’un endettement élevé, plaide pour une économie plus souveraine, fondée sur la valorisation du capital humain, l’efficacité de la dépense publique et la transformation locale des ressources nationales, avant de recourir aux partenaires extérieurs, FMI compris.
Face aux accusations d’opportunisme, Malick Gakou s’est voulu catégorique en indiquant que cette fusion n’est ni un calcul de circonstance ni une adaptation à un rapport de forces défavorable aux partis traditionnels. Elle est, selon lui, l’aboutissement logique de plus de onze ans de compagnonnage politique avec Ousmane Sonko, dont il rappelle avoir été aux côtés dès le 26 août 2016, jour de sa radiation de la fonction publique. Il invoque une convergence profonde de valeurs entre le GP et le Pastef sur la souveraineté économique, la bonne gouvernance, la justice sociale et la lutte contre la corruption. Il justifie le choix de la fusion sur celui de l’alliance électorale en soulignant les limites historiques des coalitions, souvent fragilisées par des divergences d’intérêts et des ambitions concurrentes. La fusion permet, selon lui, de bâtir une force politique plus stable, plus cohérente et plus durable, capable de porter des réformes de long terme autour d’une vision commune et d’une discipline collective.
Interrogé sur l’absence de représentation notable du GP au sein des instances de nomination malgré des années de soutien au Pastef, Gakou balaie toute frustration. Il affirme n’avoir jamais milité pour des postes ou des privilèges, renvoyant les nominations à la seule responsabilité du Président de la République. La véritable récompense, dit-il, demeure la mise en œuvre de politiques publiques améliorant les conditions de vie des citoyens.
Revenant sur les divergences internes, Malick Gakou reconnaît que toute décision majeure suscite des débats dans une organisation démocratique. Il assure néanmoins que la grande majorité des responsables départementaux, communaux et des militants du GP a compris le sens de cette démarche. Les quelques cadres ayant exprimé des réserves sont remerciés avec courtoisie, sans que leurs positions ne remettent en cause, selon lui, la légitimité de la décision.
En marge des questions politiques, Malick Gakou voulant faire un diagnostic lucide de la situation économique du Sénégal, héritée selon lui de contraintes budgétaires lourdes et d’un endettement élevé, plaide pour une économie plus souveraine, fondée sur la valorisation du capital humain, l’efficacité de la dépense publique et la transformation locale des ressources nationales, avant de recourir aux partenaires extérieurs, FMI compris.
Autres articles
-
Ministère de la Culture, du Tourisme et de l'Artisanat: Alpha Thiam prend fonction et décline sa feuille de route
-
Nécrologie: Dahra Djoloff en deuil avec le décès de l'ancien maire Pape Alioune Sarr
-
Diamaguène : les révélations troublantes de deux talibés conduisent à l’arrestation d’un jeune pensionnaire de daara pour acte contre nature
-
[ Contribution] COUPE DU MONDE USA-CANADA-MEXIQUE 2026 : QUAND LE SILENCE DE LA FIFA DEVIENT COMPLICITÉ
-
Affaire Pape Cheikh Diallo et Cie : la justice ferme la porte à deux demandes de liberté provisoire





