Magistrats, écrivains, philosophes... : Le Sénégal bon "dernier de la classe africaine", selon Me Borso Pouye


La capacité de jouer les premiers rôles des sénégalais a régressé au cours des dernières années, plaçant le Sénégal en queue de peloton des pays africains, selon Me Borso Pouye.

"Il fut un temps où nous nous glorifions d’être les meilleurs, les premiers. On était la capitale de l’Afrique occidentale française (Aof). On était les meilleurs dans tout. Nos magistrats, écrivains et philosophes étaient les meilleurs. Nous pensions que nous étions les meilleurs. Aujourd’hui, nous ne sommes plus dans cette posture-là. Nous occupons la dernière place. Nous sommes même les derniers de la classe", a constaté l'avocate de Khalifa Sall. Selon elle, le Sénégal échoue ainsi à la dernière place de la classe africaine et des pays qui émergent. 

Si l'on en croit le conseil du Maire de Dakar, dans plusieurs domaines, notre pays "arrive derrière ses voisins africains". C’est peu dire que le bulletin est mauvais. "Nous n’avons pas le droit, nous n’avons pas du tout le droit d’être les derniers de la classe", a-t-elle ajouté.

Toutesfois, la robe noire est convaincue que les juges communautaires n’agissent pas en lieu et place de leurs collègues nationaux. Mais, Me Borso Pouye demande à la Cour d'appel de tenir compte de l’arrêt de la Cedeao,  conformément aux dispositions du Code de procédure pénale (Ccp). 

"Ce que nous retenons, en ce qui concerne Khalifa Sall, c’est que tous les points sombres ont été relevés dans l'arrêt de la Cour de justice de la Cedeao. En ce qui me concerne, je suis rassurée. On ne vous demande aucune faveur. Tout ce qu’on vous demande, c’est d’appliquer le droit et seulement le droit", a plaidé Me Borso Pouye, s'adressant à la Cour.
Lundi 23 Juillet 2018
Dakaractu



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