Dans une dynamique visant à améliorer l’accompagnement des organisations paysannes après la récolte, le Programme d’Appui au Développement Agricole et à l’Entrepreneuriat Rural – Phase II (PADAER II) mise sur une stratégie de commercialisation encadrée. C’est dans ce cadre qu’un atelier de sensibilisation est organisé ce vendredi 23 janvier, à l’intention des organisations paysannes de base (OPB), pour faciliter l’écoulement de leur production.
Cette initiative s’inscrit dans une approche pilote visant à optimiser la commercialisation des produits agricoles, dans le but de lutter efficacement contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire en milieu rural. La rencontre a également permis de procéder à une évaluation de la collecte et du stockage dans les différents magasins de la région, en perspective d’une commercialisation réussie.
Selon Abdoulatif Diallo, chef de l’antenne régionale du PADAER II, il est essentiel « d’accompagner les producteurs du champ jusqu’à la commercialisation, en promouvant les bonnes pratiques agricoles et commerciales ».
Depuis 2022, le PADAER II a opéré d’importants ajustements dans la mise en œuvre de son volet agricole, qui constitue le principal levier du programme en termes de bénéficiaires. À l’origine, ce volet reposait sur un système de subvention dégressive (70 % la première année, 50 % la deuxième et 30 % la troisième). Après cinq années de mise en œuvre, le programme affichait un taux de réalisation de 58 %, sur une cible globale de 445 000 bénéficiaires devant accéder aux services soutenus par le projet.
Dans le cadre du volet agricole, environ 9 300 chefs d’exploitation ont ainsi été identifiés et encadrés à travers les organisations paysannes de base.
À en croire Abdoulatif Diallo, « cette rencontre s’inscrit dans la dynamique des huit organisations paysannes fédérées (OPF) appuyées dans la région, dont deux à Vélingara, deux à Médina Yoro Foula et quatre à Kolda ». Ces OPF couvrent une superficie totale de 7 600 hectares, avec des filières principalement axées sur le maïs, le mil et le sorgho.
Il précise par ailleurs que « pour la première fois, l’arachide a été intégrée dans l’approche pilote, bien qu’elle ne fasse pas partie des filières classiques du programme ». Les producteurs appuyés pour la campagne agricole 2025–2026 ont ainsi été réunis afin d’évaluer les résultats et d’identifier des pistes de commercialisation adaptées.
Toutefois, le système de subvention dégressive appliqué aux SPAM agricoles a révélé des insuffisances majeures, notamment en matière de durabilité du ciblage des bénéficiaires, d’efficience des financements et de professionnalisation des OPF. D’où la nécessité, selon les responsables du programme, de partager l’expérience de l’ASPRODEB et de mettre en avant l’importance de la vente groupée dans la construction d’une stratégie de commercialisation durable, notamment pour le pilote 3.
De son côté, Souleymane Baldé, président de la coopérative de Diankancounda, se félicite de l’initiative : « Nous sommes ici pour affiner les stratégies de commercialisation du maïs local. À ce jour, nous avons collecté 500 tonnes en attente de livraison. Cette initiative du PADAER II est en train de changer le quotidien des producteurs. C’est pourquoi nous encourageons le programme à poursuivre et renforcer cette collaboration. »
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