Le classement 2026 du Global Investment Risk and Resilience Index, publié par Henley & Partners et relayé par Agence Ecofin, place le Sénégal au 128e rang mondial et au 25e rang africain. Un positionnement qui, en lui-même, interroge déjà sur la trajectoire d’une économie souvent présentée comme l’une des plus dynamiques de la sous-région ouest-africaine. Mais c’est surtout la composition de ce classement qui mérite l’attention. Il est constaté que la Mauritanie (122e), la Guinée (125e), le Bénin (118e), le Togo (124e) et le Cameroun (126e) devancent tous le Sénégal dans cet indice censé mesurer la résilience et la fiabilité d’une destination pour les capitaux internationaux.
Cette remarque a de quoi surprendre car, sur le plan macroéconomique, le Sénégal dispose d’atouts que plusieurs de ces pays n’ont pas. Il s’agit d’une économie diversifiée, des ressources pétrolières et gazières en exploitation naissante, une stabilité institutionnelle généralement reconnue et un accès aux marchés financiers internationaux plus développé. Pourtant, l’indice de Henley & Partners ne mesure pas le potentiel de croissance, mais la perception du risque de gouvernance, de gestion de la dette, de prévisibilité économique, de capacité d’absorption des chocs. Et c’est précisément sur ces critères que le Sénégal semble payer le prix d’une période d’incertitude avec une absence de restructuration de la dette publique, de tensions politiques internes et une image de gouvernance qui s’est, ces derniers mois, retrouvée sous les projecteurs pour des raisons peu rassurantes pour des investisseurs prudents.
Être devancé par la Mauritanie ou la Guinée, deux pays dont les fondamentaux économiques sont objectivement moins solides que ceux du Sénégal, n’est pas aussi un détail statistique. Mais un signal que la confiance des marchés ne se construit pas uniquement sur le potentiel productif d’un pays, mais sur la lisibilité de ses choix politiques et la stabilité perçue de sa trajectoire institutionnelle. Le Bénin et le Togo, souvent cités en exemple pour leur gestion budgétaire disciplinée malgré des moyens limités, illustrent à l’inverse qu’une gouvernance perçue comme prévisible peut compenser l’absence de grandes ressources naturelles.
Pour le Sénégal, le message qu’il faut lancer est de jouer à la consolidation macroéconomique, la transparence sur la dette et la stabilisation du climat politique qui ne sont pas des options accessoires, mais des conditions structurantes pour reconquérir la confiance des investisseurs internationaux. À défaut, le pays risque de voir se creuser davantage l’écart avec des voisins ouest-africains pourtant moins favorisés sur le plan des ressources.
Cette remarque a de quoi surprendre car, sur le plan macroéconomique, le Sénégal dispose d’atouts que plusieurs de ces pays n’ont pas. Il s’agit d’une économie diversifiée, des ressources pétrolières et gazières en exploitation naissante, une stabilité institutionnelle généralement reconnue et un accès aux marchés financiers internationaux plus développé. Pourtant, l’indice de Henley & Partners ne mesure pas le potentiel de croissance, mais la perception du risque de gouvernance, de gestion de la dette, de prévisibilité économique, de capacité d’absorption des chocs. Et c’est précisément sur ces critères que le Sénégal semble payer le prix d’une période d’incertitude avec une absence de restructuration de la dette publique, de tensions politiques internes et une image de gouvernance qui s’est, ces derniers mois, retrouvée sous les projecteurs pour des raisons peu rassurantes pour des investisseurs prudents.
Être devancé par la Mauritanie ou la Guinée, deux pays dont les fondamentaux économiques sont objectivement moins solides que ceux du Sénégal, n’est pas aussi un détail statistique. Mais un signal que la confiance des marchés ne se construit pas uniquement sur le potentiel productif d’un pays, mais sur la lisibilité de ses choix politiques et la stabilité perçue de sa trajectoire institutionnelle. Le Bénin et le Togo, souvent cités en exemple pour leur gestion budgétaire disciplinée malgré des moyens limités, illustrent à l’inverse qu’une gouvernance perçue comme prévisible peut compenser l’absence de grandes ressources naturelles.
Pour le Sénégal, le message qu’il faut lancer est de jouer à la consolidation macroéconomique, la transparence sur la dette et la stabilisation du climat politique qui ne sont pas des options accessoires, mais des conditions structurantes pour reconquérir la confiance des investisseurs internationaux. À défaut, le pays risque de voir se creuser davantage l’écart avec des voisins ouest-africains pourtant moins favorisés sur le plan des ressources.
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