Les répercussions de la guerre opposant les États-Unis et Israël à l’Iran continuent de se propager au-delà du théâtre moyen-oriental. Aux Philippines, la menace d’une paralysie du trafic aérien se précise. Le président Ferdinand Marcos Jr. a averti mardi que l’immobilisation forcée d’avions faute de carburant est désormais une « éventualité bien réelle », dans des propos rapportés par Bloomberg News.
Le chef de l’État philippin a expliqué que plusieurs pays refusent désormais de ravitailler les appareils des compagnies aériennes de l’archipel, les contraignant à embarquer du carburant suffisant pour couvrir à la fois le vol aller et le vol retour une contrainte opérationnelle lourde, qui réduit la capacité d’emport et alourdit mécaniquement les coûts d’exploitation.
L’inquiétude est partagée ailleurs en Asie. Le Vietnam figure parmi les pays ayant annoncé que leurs transporteurs envisagent d’appliquer des surcharges carburant sur les routes internationales dès le début du mois d’avril, signe que la pression économique liée à la pénurie se diffuse rapidement dans la région.
La crise découle directement de la fermeture des grandes plateformes aéroportuaires du Moyen-Orient depuis le déclenchement du conflit. Dubaï, Doha et Abu Dhabi, trois des hubs les plus fréquentés de la planète sont aussi à l’arrêt et laissent des dizaines de milliers de passagers dans l’impossibilité de rejoindre leur destination.
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