Gestion des Écosystèmes : Les zones arides au centre d’une rencontre régionale africaine du programme mondial sur le climat.


Les questions des zones arides et semi arides au Sénégal et en Afrique en général étaient au centre d’un atelier régional africain du Programme mondial sur le climat, les écosystèmes et les moyens de subsistance dans le continent.

Initié par l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS) en collaboration avec l’Académie des sciences de Chine (CAS) et inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des objectifs de développement durable (ODD), le rendez-vous trouve sa pertinence dans l’exploration d’un mécanisme permanent de partenariat pour soutenir la coopération Chine-Afrique, mais surtout réfléchir sur des résultats scientifiques probants  tendant à un rendement des écosystèmes africains notamment des terres arides.

‘’Depuis l’accord de Paris, les choses ne bougent pas trop, ce qu’on a voulu faire c’est de tirer partie de ce moment historique, nous allons du point de vue scientifique voir comment nous pouvons apporter des résultats sur la base de tout ce que les participants vont nous présenter de la Chine, du Zimbabwe, de l’Afrique du Sud, de la Tunisie pour se projeter dans le futur’’, a confié le président de la commission médias et communication de l’ANSTS, Pr El H. Salif Diop.

À l’interface entre différents grands événements, notamment, la Cop 14, la conférence mondiale sur le climat, l’ANSTS a, néanmoins, jugé opportun d’accorder, à travers cette rencontre, une part capitale à la grande muraille verte. L’idée revient à s’accorder sur des réponses contraignantes à l’évolution des déserts en Afrique. ‘’Lorsqu’on parle de grande muraille verte les gens on tendance à ne se focaliser que sur l’Afrique, la Chine développe sa grande muraille verte, l’Inde également, au nord du Sahara, tous les pays du Maghreb touchés par la sécheresse développent, aussi, leur grande muraille’’, renseigne l’universitaire non sans exposer l’expérience enrichissante de l’empire du milieu. ‘’Il y a d’excellentes expériences que la Chine déroule. Si vous allez à l’Ouest de la Chine, vous y trouverez des expériences réussies de fixation des dunes, de collecte de l’eau, aujourd’hui, elle exporte comme le font beaucoup de pays, notamment, Israël, des produits maraîchers et fruitiers et en très grand volume et cela à partir de leur désert. Cela veut dire que, ce qu’on considère comme désert, zone évidemment sensible mais ici, comme zone non productive, n’est pas vrai, les déserts sont très riches ça dépend de la manière dont nous pouvons les exploiter et, aujourd’hui, tout le monde sait que nos déserts renferment énormément d’eau, des milliards de m3 pour ne pas exagérer mais comment les exploiter pour pouvoir en faire des facteurs de développement, c’est cela l’interrogation’’, a soutenu Pr El H. Salif Diop.

La gestion des écosystèmes, au-delà de son caractère crucial, c’est une affaire de science - politique croit l’ANSTS. À la lumière de ce qu’on arrive à découvrir au plan scientifique, il y va de voir comment est-ce que les politiques peuvent agir pour mieux booster le développement d’ici 2030, croit l’académie nationale scientifique.

‘’Le sujet intéresse le ministère de l’enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation particulièrement, sa direction des recherches pour permettre de capitaliser de façon interdisciplinaire des connaissances scientifiques éprouvée sur ces questions pour éclairer la décision politique pour une gestion plus efficace des écosystèmes des terres arides. C’est un exemple important et un objet d’études’’, a avancé le directeur de la recherche et de l’innovation du ministère de l’enseignement supérieur, Amadou Thierno Gaye.

Selon l’autorité, les écosystèmes jouent un rôle important car ils permettent de stabiliser le climat et offre des moyens de subsistance aux populations, ils constituent, également, des endroits précieux pour la biodiversité mondiale. Pour toutes ces raisons, il est nécessaire d’étudier et de développer de nouvelles connaissances pour gérer de façon appropriée et plus durable les écosystèmes en particulier ceux des terres arides qui sont, particulièrement, fragiles et vulnérables a-t-il relevé en insistant sur la nécessité d’utiliser les connaissances sur les aspects environnementaux pour développer des technologies, des outils, des méthodes, des services tirés des écosystèmes africains.

Du point de vue coopération, de grandes institutions internationales qui travaillent sur la question ont pris part à l’atelier qui se tient, à Dakar, dans les prochaines 48h. L’académie des sciences de Chine, ceux des autres académies africaines, les universitaires, les participants de la grande muraille verte entre autres experts dans le domaine des questions environnementaux, ont répondu à ces journées de réflexion.



Lundi 23 Septembre 2019
Dakaractu



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