Désarroi dans la presse sportive sénégalaise. Accrédités aux États-Unis pour couvrir la Coupe du Monde 2026, les journalistes sénégalais ne pourront pas suivre les Lions au Canada ni au Mexique. Leur visa américain n’autorise qu’une seule entrée sur le territoire des États-Unis.
Or le Mondial se joue sur trois pays organisateurs : États-Unis, Canada et Mexique. Conséquence : il leur sera impossible d’accompagner l’équipe nationale du Sénégal si elle dispute ses matchs à l’extérieur du territoire américain, ou si elle se qualifie pour les phases à élimination directe au Canada ou au Mexique.
« C’est trois pays depuis le départ. Nous avons obtenu des visas pour le Canada avec entrées multiples. Malheureusement, les autorités américaines nous ont délivré des visas à entrée unique », déplore Abdoulaye Thiam, président de l’Association internationale de la presse sportive, section Afrique (AIPS Afrique).
Pour le responsable, le blocage est total. « Si nous quittons les États-Unis pour le troisième match au Canada, nous ne pourrons plus revenir. Il faudra retourner au Sénégal pour solliciter un nouveau visa. Or, en tant que Sénégalais, nous ne pouvons pas obtenir un visa américain depuis le Canada », explique-t-il.
Le risque se pose dès la phase de groupes. « En cas de qualification en 16es de finale, il est probable que le Sénégal rejoue au Canada. Nous ne pourrons pas suivre l’équipe si elle termine 3e de son groupe et est repêchée. En 8es de finale également, le Sénégal pourrait retourner au Canada ou se déplacer au Mexique, à Mexico ou Guadalajara. Malheureusement, nous ne pourrons pas non plus couvrir ces rencontres », poursuit-il.
L’AIPS Afrique assure avoir alerté les autorités compétentes. « Nous avons saisi le ministère de l’Intégration africaine et des Sénégalais de l’extérieur, ainsi que le consulat américain. Mais le constat est là : rien n’a pu être fait », indique Abdoulaye Thiam.
Dès l’arrivée à l’aéroport américain, le ton a été donné. « On nous a clairement signifié que nous disposions d’une seule entrée. Nous ne prendrons pas le risque de sortir pour accompagner les Lions au Canada », rapporte-t-il.
Le président de l’AIPS Afrique rappelle les spécificités de la couverture d’un Mondial à trois pays hôtes. « Nous sommes des journalistes, pas des supporters. Nous devons pouvoir suivre la France, l’Allemagne ou toute autre sélection. Notre champ d’action couvre le Sénégal et les neuf autres équipes africaines qualifiées, mais aussi l’ensemble de la compétition jusqu’à la finale du 19 juillet prochain. Un visa à entrées multiples est la norme pour les journalistes dans ce type d’événement », souligne-t-il.
Interrogé sur d’éventuelles solutions, Abdoulaye Thiam se montre catégorique : « Absolument aucune pour l’instant ». « C’est une grosse désolation. La tenue de la Coupe du Monde sur trois pays était connue depuis l’attribution. La FIFA nous a fourni les lettres d’accréditation nécessaires, mais la délivrance du visa relève de la souveraineté de chaque État. Nous ne pouvons que constater et déplorer », conclut-il.
Cette restriction empêche les rédactions sénégalaises d’assurer une couverture complète du parcours des Lions et des autres sélections africaines.
Or le Mondial se joue sur trois pays organisateurs : États-Unis, Canada et Mexique. Conséquence : il leur sera impossible d’accompagner l’équipe nationale du Sénégal si elle dispute ses matchs à l’extérieur du territoire américain, ou si elle se qualifie pour les phases à élimination directe au Canada ou au Mexique.
« C’est trois pays depuis le départ. Nous avons obtenu des visas pour le Canada avec entrées multiples. Malheureusement, les autorités américaines nous ont délivré des visas à entrée unique », déplore Abdoulaye Thiam, président de l’Association internationale de la presse sportive, section Afrique (AIPS Afrique).
Pour le responsable, le blocage est total. « Si nous quittons les États-Unis pour le troisième match au Canada, nous ne pourrons plus revenir. Il faudra retourner au Sénégal pour solliciter un nouveau visa. Or, en tant que Sénégalais, nous ne pouvons pas obtenir un visa américain depuis le Canada », explique-t-il.
Le risque se pose dès la phase de groupes. « En cas de qualification en 16es de finale, il est probable que le Sénégal rejoue au Canada. Nous ne pourrons pas suivre l’équipe si elle termine 3e de son groupe et est repêchée. En 8es de finale également, le Sénégal pourrait retourner au Canada ou se déplacer au Mexique, à Mexico ou Guadalajara. Malheureusement, nous ne pourrons pas non plus couvrir ces rencontres », poursuit-il.
L’AIPS Afrique assure avoir alerté les autorités compétentes. « Nous avons saisi le ministère de l’Intégration africaine et des Sénégalais de l’extérieur, ainsi que le consulat américain. Mais le constat est là : rien n’a pu être fait », indique Abdoulaye Thiam.
Dès l’arrivée à l’aéroport américain, le ton a été donné. « On nous a clairement signifié que nous disposions d’une seule entrée. Nous ne prendrons pas le risque de sortir pour accompagner les Lions au Canada », rapporte-t-il.
Le président de l’AIPS Afrique rappelle les spécificités de la couverture d’un Mondial à trois pays hôtes. « Nous sommes des journalistes, pas des supporters. Nous devons pouvoir suivre la France, l’Allemagne ou toute autre sélection. Notre champ d’action couvre le Sénégal et les neuf autres équipes africaines qualifiées, mais aussi l’ensemble de la compétition jusqu’à la finale du 19 juillet prochain. Un visa à entrées multiples est la norme pour les journalistes dans ce type d’événement », souligne-t-il.
Interrogé sur d’éventuelles solutions, Abdoulaye Thiam se montre catégorique : « Absolument aucune pour l’instant ». « C’est une grosse désolation. La tenue de la Coupe du Monde sur trois pays était connue depuis l’attribution. La FIFA nous a fourni les lettres d’accréditation nécessaires, mais la délivrance du visa relève de la souveraineté de chaque État. Nous ne pouvons que constater et déplorer », conclut-il.
Cette restriction empêche les rédactions sénégalaises d’assurer une couverture complète du parcours des Lions et des autres sélections africaines.
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