Cagoules, armes et fuite précipitée : récit d’une tentative de braquage armée avortée de Wafacash sème la peur à la veille du Nouvel An


Les dernières heures de l’année 2025 ont failli basculer dans le chaos à la Médina. Dans la nuit du 30 au 31 décembre, une tentative de braquage armée visant une institution de microfinance a été déjouée de justesse, plongeant riverains et commerçants dans une vive inquiétude. Les faits se sont déroulés aux environs de minuit, à proximité du bar « Lumière Bleue », un secteur habituellement animé mais soudainement figé par la peur.

 

Selon les informations rapportées par L’Observateur, tout commence lorsqu’un groupe d’environ cinq individus encagoulés et lourdement armés prend pour cible une agence de microfinance dénommée Wafacash. Les malfaiteurs, arrivés à bord d’un véhicule de type 4x4 discrètement stationné non loin des lieux, profitent d’une situation pour le moins intrigante : l’absence inexpliquée du vigile chargé de la sécurité de l’établissement.

 

C’est toutefois la vigilance de deux individus circulant à moto qui va faire basculer le scénario. Ayant aperçu les assaillants en pleine manœuvre, ils se rendent en urgence au commissariat d’arrondissement de la Médina pour donner l’alerte. Aussitôt informée, la Brigade de recherches déploie une équipe sur le terrain. L’arrivée imminente du véhicule de supervision surprend les braqueurs en pleine tentative de forçage de la porte et d’attaque du coffre-fort.

 

Pris de panique, les assaillants abandonnent leur entreprise criminelle et prennent la fuite sans emporter le moindre butin, comme l’ont confirmé les premières constatations, rapporte L’Observateur. Un épilogue rapide, mais qui n’efface pas la frayeur vécue par les habitants du quartier.

 

Un riverain, domicilié à proximité immédiate de l’institution financière, témoigne avoir été réveillé par des bruits suspects. En sortant pour comprendre ce qui se passait, il se retrouve nez à nez avec l’un des braqueurs qui le menace avec une arme à feu, le contraignant à se réfugier précipitamment chez lui. Sous le choc, il n’a pas été en mesure d’identifier ni les auteurs, ni le type d’arme, encore moins le véhicule utilisé.

 

Autre zone d’ombre relevée par les enquêteurs : le comportement du vigile. Arrivé presque en même temps que les responsables de la société après l’alerte, ce dernier a expliqué aux limiers avoir été trompé par l’un des assaillants. Celui-ci lui aurait fait croire que la police était à sa recherche pour une supposée remise d’arme à feu, une accusation qu’il réfute catégoriquement. C’est en quittant son poste pour se rendre au commissariat que les malfaiteurs auraient saisi l’occasion pour passer à l’action.

 

Les personnes présentes dans les environs au moment des faits, ainsi que les vigiles, ont été identifiées et invitées à se présenter devant les enquêteurs.

Vendredi 2 Janvier 2026
Dakaractu



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