Onze soldats et 112 "terroristes" ont été tués ces derniers jours, lors de plusieurs opérations antijihadistes au Burkina Faso, cible d'attaques meurtrières ces dernières semaines, a annoncé jeudi l'état-major des armées.
"Plusieurs opérations d'envergure ont été lancées simultanément (...) dans le cadre de la reconquête du territoire national voulue par le président de la Transition", indique un communiqué de l'armée, sans préciser la date exacte de celles-ci.
"Au cours de la progression de nos unités, onze de nos combattants ont perdu la vie sur le champ d'honneur. Quatre autres qui ont été blessés, ont été pris en charge par les structures de santé", poursuit l'état-major qui précise que les unités terrestres ont été appuyées par des forces aériennes.
L'armée indique également que 112 "terroristes" ont été "neutralisés" (tués, ndlr) et des armes, des véhicules, des engins explosifs "détruits ou récupérés".
Les opérations, menées "depuis plusieurs jours" se poursuivent dans le nord et l'est du pays, particulièrement touchés par les attaques jihadistes.
Selon le communiqué, elles ont permis de reprendre "le contrôle de certaines zones", et en particulier la commune de Partiaga, dans l'est du pays, où plusieurs civils ont été tués fin février par les groupes armés jihadistes.
Aucun bilan officiel n'a été communiqué à ce jour pour cette attaque. Selon le Mouvement burkinabè des droits de l'homme et du peuple (MBDHP), une soixantaine de civils ont été tués.
"Les forces ont effectivement mis pied à Partiaga et ont effectué des opérations de ratissage afin (...) de permettre une inhumation digne des civils qui ont perdu la vie suite aux exactions causés par les terroristes", souligne l'état-major.
Via cette opération, l'armée espère "ramener totalement la quiétude au sein des populations".
Le Burkina Faso dont quelque 40% du territoire sont contrôlés par les groupes jihadistes, connaît une intensification des violences jihadistes depuis le début de l'année, avec plusieurs dizaines de morts - civils ou militaires - quasiment chaque semaine.
Le capitaine Ibrahim Traoré, président de transition arrivé au pouvoir par un putsch il y a près de six mois, avait fait part en février de sa "détermination intacte" à combattre les jihadistes.
Les violences attribuées aux groupes liés à Al-Qaïda et à l'organisation Etat islamique (EI), ont fait depuis 2015 plus de 10.000 morts - civils et militaires - selon des ONG, et quelque deux millions de déplacés.
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