Lors de son face-à-face avec la presse cet après-midi à Thiès, le président du mouvement ETIC (Ensemble pour le Travail, l'Intégrité et la Citoyenneté), a déclaré avoir pris la décision de déposer des plaintes contre le PM Ousmane Sonko et le ministre des finances et du budget pour refus d'accès à l'information.
" Le 08 janvier 2026, j'ai initié une démarche citoyenne pour participer à l'effectivité de cette loi et partant à l'exercice de transparence. Des courriers ont ainsi été adressés simultanément à trois des plus hautes institutions de la République: la Présidence de la République, la primature et le ministère des finances. L'objet de la demande était précis et d'un intérêt public majeur: obtenir le montant exact des fonds spéciaux, aussi appelés fonds politiques alloués au président de la République et au premier ministre pour les exercices budgétaires 2025-2026[...]. Je tiens à préciser que ma demande concerne uniquement le montant global de ces fonds qui font l'objet de nombreuses spéculations dans l'opinion publique et non leur destination ou leur utilisation[...]. La demande a été envoyée le 08 janvier 2026 et le délai maximum de traitement fixé à 15 jours francs par l'article 19 de la loi, a donc expiré au 28 janvier 2026 soit après l'échéance légale. Aucune des trois institutions sollicitées ni le président de la République, ni le premier ministre ni le ministre des finances n'a daigné fournir de réponse", a regretté Ibrahima Hamidou Dème.
Selon lui, ce silence des autorités constitue une violation caractérisée et délibérée de la loi. " le fait que cette violation émane des plus hautes autorités de l'État, celles là même qui ont initié et promulgué cette loi, est selon moi d'une gravité extrême. Cela témoigne d'une absence totale de rupture avec les pratiques anciennes d'opacité et de mépris du droit".
C'est la raison pour laquelle, il a décidé de déposer dans les jours à venir des plaintes contre le PM Ousmane Sonko et le ministre des finances et du budget pour refus d'accès à l'information prévu et puni par l'article 30 de cette loi. " Je n'ai pas visé le président de la République parce que nous tous nous savons qu'il jouit d'une immunité en cours d'exercice de son mandat", a-t-il conclu.
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