Affaire de l’École 16 de Pikine-Guédiawaye : L'une des jumelles qui accusait le directeur de l'Ecole 16 de viols répétés, est vierge, le dossier s’effondre à l’audience…le verdict attendu le 4 août

Jugé devant la Chambre criminelle de Pikine-Guédiawaye, un enseignant retraité de 60 ans, ancien directeur de l’École 16, était accusé de viols répétés par deux jumelles. Mais, selon L’Observateur, les débats ont pris une tournure inattendue après la révélation de certificats médicaux contredisant les accusations. Le parquet a requis l’acquittement. Le verdict est attendu le 4 août.


Une affaire partie d’un drame familial
 
L’affaire, rapportée par L’Observateur, commence par une situation familiale douloureuse. Une mère, ne pouvant plus prendre en charge ses deux filles jumelles, les aurait confiées à leur oncle paternel, Abdoulaye Sy, domicilié au quartier Notaire de Guédiawaye.
 
Mais en juin 2023, la situation bascule. Les résultats scolaires des deux filles chutent. Interrogées, elles affirment alors que leur oncle aurait abusé d’elles. Une plainte est déposée contre l’enseignant retraité, ancien directeur de l’École 16.
 
Un accusé qui clame son innocence
 
Devant la Chambre criminelle, Abdoulaye Sy a rejeté les accusations portées contre lui. Selon L’Observateur, l’homme a décrit une maison familiale où vivaient plusieurs personnes, dont son épouse, ses enfants et d’autres membres de la famille. Il a soutenu qu’il était impossible, dans ces conditions, que les faits allégués aient pu se produire sans être remarqués.
 
Sa défense a également insisté sur son passé professionnel, affirmant qu’il n’avait jamais été cité dans des faits similaires au cours de sa carrière dans l’enseignement.
 
Des témoignages contradictoires
 
Les deux jumelles ont livré leurs versions devant la barre. L’une a maintenu ses accusations en affirmant que son oncle l’avait agressée à plusieurs reprises. Sa sœur, elle aussi, a évoqué des faits similaires.
 
Mais le dossier a été marqué par des contradictions relevées au cours des débats. L’Observateur indique que des éléments médicaux sont venus fragiliser la thèse de l’accusation.
 
Les certificats médicaux bouleversent le procès
 
Le tournant du procès est venu des certificats médicaux versés au dossier. Selon le journal, ces documents ont révélé que l’une des jumelles était vierge. Son hymen est décrit comme intact. Concernant l’autre, le certificat médical évoquerait une ancienne défloration.
 
Ces éléments ont fortement pesé sur l’appréciation du dossier. La responsable du village SOS Enfants, où les jumelles avaient été prises en charge, a évoqué devant la cour une possible pathologie du mensonge chez les victimes présumées, tout en appelant à la prudence face à leurs déclarations.
 
Le parquet change de position
 
Face à ces contradictions, le procureur de la République a finalement renoncé à soutenir l’accusation. Selon L’Observateur, il a requis l’acquittement de l’ancien directeur d’école, estimant que les éléments du dossier ne permettaient plus de retenir la culpabilité de l’accusé.
 
La défense, de son côté, a plaidé dans le même sens, demandant à la Chambre criminelle de tirer les conséquences des incohérences et des preuves médicales.
 
Une décision attendue le 4 août
 
Après trois ans de détention préventive, Abdoulaye Sy pourrait être libéré si la Chambre criminelle suit les réquisitions du parquet. Mais la décision finale appartient aux juges.
 
Le verdict a été mis en délibéré au 4 août 2026. Cette date dira si l’ancien directeur d’école sera acquitté ou si la cour retiendra malgré tout des charges contre lui.
 
Mercredi 8 Juillet 2026
Dakaractu



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