La nécessité de redéfinir une nouvelle trajectoire d’accélération de l’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement a constitué le fil conducteur des discours prononcés lors de la cérémonie d’ouverture du 23e Congrès international et Exposition de l’Association africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA).
Ce grand rendez-vous continental des acteurs du secteur se veut une rupture avec les discours incantatoires, au profit d’actions concrètes et mesurables. " Au-delà de la fierté d’assumer une démarche de rupture, le devoir d’agir nous conduira à la formulation et à la mise en œuvre de solutions durables. L’action est la raison d’être de ce 23e Congrès international et Exposition de l’AAEA, dont le thème est : Eau et Assainissement pour Tous : des actions fortes pour l’Afrique ", a déclaré le ministre sénégalais de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye.
Pour le ministre, l’Afrique reste à la croisée des chemins. À l’horizon 2030, le continent pourrait payer un lourd tribut si la cadence actuelle n’est pas revue à la hausse. " Sur le chemin de l’accès universel se dressent des écueils multiples qui ralentissent le rythme et compromettent les résultats, au grand désarroi des communautés désireuses de bénéficier du bien-être que procure la disponibilité des services d’eau potable et d’assainissement ", a-t-il averti.
Les chiffres restent alarmants. En Afrique, plus de 400 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, tandis que près de 800 millions sont privées de services d’assainissement. Une situation aux conséquences lourdes sur la stabilité du continent. " L’accès à l’eau est devenu un enjeu sanitaire, social et économique. Sa disponibilité conditionne la stabilité de nos sociétés ", a souligné le ministre camerounais de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba.
Le congrès marque également un tournant stratégique pour l’AAEA, confrontée au retrait progressif de certains partenaires au développement. Dans ce contexte, l’Association s’engage dans une dynamique de réinvention pour poursuivre efficacement ses missions. " Les partenaires internationaux se sont retirés, mais l’Afrique a fait preuve de résilience. Nous appelons les leaders africains à s’engager davantage. Nous souhaitons que l’AAEA devienne le bras technique de l’Union africaine et figure parmi ses organisations observatrices ", a plaidé Blaise Moussa, président de l’AAEA.
Là où la ressource est mal gérée…
Pour sa part, le secrétaire exécutif de l’AAEA, Olivier Goussou, a rappelé la dimension éminemment politique et sociale de l’eau, en la présentant comme un facteur de prévention des tensions et un levier majeur de résilience face aux changements climatiques. " L’eau est un bien profondément politique et social. Là où elle est mal gérée, les tensions naissent. L’accès à l’eau n’est pas un luxe, mais un droit fondamental ", a-t-il martelé.
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