VTC au Sénégal : Yango brise le silence et dévoile les coulisses de son modèle


Face aux débats croissants autour des plateformes numériques de mobilité, Yango a choisi de prendre la parole. Lors d’une rencontre avec ses médias partenaires, l’entreprise technologique a exposé sans détour son fonctionnement, son modèle économique et sa vision du secteur des VTC au Sénégal. L’objectif affiché, instaurer un cadre de dialogue clair et pédagogique avec les prescripteurs de l’opinion publique, dans un contexte où les plateformes numériques sont encore souvent mal comprises.
 
« Contrairement aux idées reçues, Yango ne se présente pas comme un opérateur de transport classique. La plateforme agit comme un intermédiaire technologique reliant les usagers à des entreprises partenaires de transport, appelées opérateurs de flotte. Ces partenaires recrutent les chauffeurs, gèrent les véhicules et structurent l’offre. Yango, de son côté, fournit l’outil numérique, la traçabilité des courses et la mise en relation, tout en revendiquant un écosystème basé sur la transparence et la collaboration plutôt que sur la concurrence frontale avec le taxi traditionnel », confie Sabine Djokoto Ayité – Responsable des relations publiques | Afrique francophone de Yango.
 
Sur le plan réglementaire, l’entreprise affirme entretenir des relations constructives avec les autorités sénégalaises. Des discussions sont en cours avec les parlementaires et les instances en charge du transport afin de poser les bases d’un cadre juridique adapté aux plateformes de mobilité. Sans entrer dans le détail des négociations, Mme Sabine Djokoto Ayité insiste sur la volonté de Yango à contribuer à une régulation « flexible et équilibrée », capable de protéger les acteurs tout en favorisant l’innovation dans un secteur en pleine mutation.
 
 
Présente à Dakar, Thiès et Mbour, Yango revendique un impact économique tangible. Au-delà du transport de personnes, la plateforme déploie des services de livraison, de restauration et de logistique, générant des opportunités de revenus pour des milliers d’acteurs indirects, chauffeurs, mécaniciens, laveurs, restaurateurs. Si des résistances au changement subsistent, notamment face à la technologie, l’entreprise affirme privilégier le dialogue avec les associations de chauffeurs.
Mardi 3 Février 2026
Dakaractu



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