C'est une affaire bouleversante où la maladie, la confiance fraternelle et l'avidité se mêlent dans un drame judiciaire à forte charge émotionnelle. Selon le quotidien L'Observateur, le Tribunal correctionnel de Mbour a récemment été le théâtre d'un conflit familial d'une rare intensité, opposant deux frères issus du monde de la pêche artisanale sur la Petite-Côte.
Au cœur de cette affaire, O. Sarr, pêcheur bien connu à Mbour, est resté paralysé pendant dix longues années, cloué au lit et entre la vie et la mort. Aujourd'hui rétabli contre toute attente, il accuse son frère cadet, I. Sarr, de l'avoir spolié de tous ses biens et d'avoir détourné les revenus de ses activités pendant son interminable calvaire médical. Il réclame désormais 55 millions de FCFA en réparation.
Une solidarité fraternelle qui vire au cauchemar
D'après L'Observateur, tout commence en 2016, lorsque O. Sarr, alors en pleine activité, décide d'aider son jeune frère. Il lui confie une pirogue et un équipement de pêche complet, évalués à 13 millions de FCFA. L'accord, bien que verbal, est clair : les revenus issus de la pêche doivent être partagés équitablement entre les deux frères. À l'époque, les recettes hebdomadaires atteignaient près de 4 millions de FCFA.
Mais peu après ce geste de solidarité, le destin bascule. O. Sarr est frappé par une paralysie sévère, le laissant totalement dépendant. Hospitalisé durant des années, il finit par être ramené au domicile familial, faute de moyens, dans un état jugé critique. Sa famille vit alors dans l'angoisse permanente de le perdre.
Selon l'accusation relayée par L'Observateur, I. Sarr aurait profité de cette situation dramatique pour s'approprier l'intégralité des revenus générés par la pirogue, poursuivant tranquillement ses activités de pêche sur les quais du département de Mbour, sans jamais inverser la moindre part à son frère malade.
Dix ans de silence, de pauvreté et d'abandon
Durant cette décennie de souffrance, O. Sarr affirme avoir été abandonné, non seulement financièrement, mais aussi moralement. Toujours selon L'Observateur, le frère cadet n'aurait jamais contribué aux frais médicaux, pourtant exorbitants, laissant la famille de l'aîné s'enfoncer dans la précarité. Le plaignant décrit ces années comme une véritable descente aux enfers, faite de misère, de désespoir et de trahison.
Le « miracle » et le retour devant la justice
Contre toute attente, O. Sarr finit par recouvrer la santé et l'usage de ses membres, une guérison que son entourage qualifie de « miraculeuse ». Debout à nouveau, il réclame alors des comptes à son frère : restitution des biens et bilan détaillé de la gestion de la pirogue durant sa maladie.
Face au refus catégorique de I. Sarr, l'affaire est portée devant la justice. À la barre, rapporte L'Observateur, l'accusé a reconnu les faits, tout en affirmant ne pas connaître le montant exact des revenus générés. Plus grave encore, il a admis avoir vendu le matériel de pêche de son frère, qui aurait perdu espoir de le voir guérir et avoir eu besoin d'argent pour régler ses propres dettes.
Un parquet inflexible
Ces explications n'ont pas convaincu le parquet. Le procureur de la République, cité par L'Observateur, a fustigé un comportement marqué par l'opportunité et l'absence totale de scrupules, estimant que la vulnérabilité du plaignant avait été exploitée sans état d'âme. Il faut l'application stricte de la loi.
L'affaire a été mise en délibéré, et le verdict est attendu pour le 16 mars 2026.
Au cœur de cette affaire, O. Sarr, pêcheur bien connu à Mbour, est resté paralysé pendant dix longues années, cloué au lit et entre la vie et la mort. Aujourd'hui rétabli contre toute attente, il accuse son frère cadet, I. Sarr, de l'avoir spolié de tous ses biens et d'avoir détourné les revenus de ses activités pendant son interminable calvaire médical. Il réclame désormais 55 millions de FCFA en réparation.
Une solidarité fraternelle qui vire au cauchemar
D'après L'Observateur, tout commence en 2016, lorsque O. Sarr, alors en pleine activité, décide d'aider son jeune frère. Il lui confie une pirogue et un équipement de pêche complet, évalués à 13 millions de FCFA. L'accord, bien que verbal, est clair : les revenus issus de la pêche doivent être partagés équitablement entre les deux frères. À l'époque, les recettes hebdomadaires atteignaient près de 4 millions de FCFA.
Mais peu après ce geste de solidarité, le destin bascule. O. Sarr est frappé par une paralysie sévère, le laissant totalement dépendant. Hospitalisé durant des années, il finit par être ramené au domicile familial, faute de moyens, dans un état jugé critique. Sa famille vit alors dans l'angoisse permanente de le perdre.
Selon l'accusation relayée par L'Observateur, I. Sarr aurait profité de cette situation dramatique pour s'approprier l'intégralité des revenus générés par la pirogue, poursuivant tranquillement ses activités de pêche sur les quais du département de Mbour, sans jamais inverser la moindre part à son frère malade.
Dix ans de silence, de pauvreté et d'abandon
Durant cette décennie de souffrance, O. Sarr affirme avoir été abandonné, non seulement financièrement, mais aussi moralement. Toujours selon L'Observateur, le frère cadet n'aurait jamais contribué aux frais médicaux, pourtant exorbitants, laissant la famille de l'aîné s'enfoncer dans la précarité. Le plaignant décrit ces années comme une véritable descente aux enfers, faite de misère, de désespoir et de trahison.
Le « miracle » et le retour devant la justice
Contre toute attente, O. Sarr finit par recouvrer la santé et l'usage de ses membres, une guérison que son entourage qualifie de « miraculeuse ». Debout à nouveau, il réclame alors des comptes à son frère : restitution des biens et bilan détaillé de la gestion de la pirogue durant sa maladie.
Face au refus catégorique de I. Sarr, l'affaire est portée devant la justice. À la barre, rapporte L'Observateur, l'accusé a reconnu les faits, tout en affirmant ne pas connaître le montant exact des revenus générés. Plus grave encore, il a admis avoir vendu le matériel de pêche de son frère, qui aurait perdu espoir de le voir guérir et avoir eu besoin d'argent pour régler ses propres dettes.
Un parquet inflexible
Ces explications n'ont pas convaincu le parquet. Le procureur de la République, cité par L'Observateur, a fustigé un comportement marqué par l'opportunité et l'absence totale de scrupules, estimant que la vulnérabilité du plaignant avait été exploitée sans état d'âme. Il faut l'application stricte de la loi.
L'affaire a été mise en délibéré, et le verdict est attendu pour le 16 mars 2026.
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