« J'ai donné l'ordre au porte-avions Charles de Gaulle, à ses moyens aériens et à son escorte de frégates de faire route vers la Méditerranée », a affirmé le président dans une allocution télévisée. Il a aussi annoncé l'envoi dans la région d'avions Rafale, de systèmes de défense anti-aérienne et de radar aéroporté, qui ont été déployés « ces dernières heures », ainsi que l'envoi à Chypre de la frégate Languedoc et de moyens anti-aériens.
Le chef de l'État a dit que la France avait abattu des drones « en légitime défense », « dès les premières heures » du conflit qui oppose Israël et les États-Unis à l'Iran, et que deux bases françaises avaient subi dans ce conflit des « frappes limitées, ayant causé des dégâts matériels ».
Deux « premiers vols » rapatriant des Français du Moyen-Orient en guerre arriveront « dès » mardi soir à Paris, a déclaré le président. Il a également annoncé des mesures pour accroître la sécurité sur le territoire national. « À ma demande, le gouvernement a renforcé le dispositif de protection militaire Sentinelle et la vigilance autour des lieux et des personnes les plus exposées », a-t-il ajouté en référence aux patrouilles de soldats sur le territoire français.
Dans le même temps, le président français Emmanuel Macron a mis en garde mardi Israël contre une opération terrestre au Liban qui serait « une escalade dangereuse et une erreur stratégique », tout en estimant que le Hezbollah avait commis « une faute majeure » en frappant Israël en premier. « Israël serait en train de décider une opération terrestre : ce serait là aussi une escalade dangereuse et une erreur stratégique », a-t-il ajouté, en l'appelant à « respecter le territoire libanais et son intégrité ».
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