À Tivaouane Peulh, la tension est à son comble. Des héritiers des terres voient leurs maisons et terrains rasés par la société SIPRES, sous l’impulsion présumée de Hanna Ba. Plus de 500 habitations ont été détruites sans préavis ni dédommagement, plongeant des familles entières dans le désarroi.
Les victimes ont tenté de porter leurs doléances directement au Premier ministre Ousmane Sonko, mais leur démarche pacifique a été entravée par un important dispositif policier. Au terrain Sacré Cœur, les familles témoignent de l’ampleur du drame et réclament la suspension immédiate des démolitions ainsi que la protection de leurs biens. Avant de se plaindre auprès de Seydi Gassama le coordonnateur de Amnesty International au Senegal, qui a pris des engagements forts.
Face à cette crise, le préfet de Rufisque, Maguette Diouck, s’est déplacé ce mardi 23 décembre 2025 pour constater la situation. « Nous sommes venus constater de visu la situation sur le terrain. La commission départementale effectue un recensement et une évaluation pour rendre compte d’une situation réelle », a-t-il déclaré. Il a insisté sur l’importance de recevoir les listes des victimes pour traiter les dossiers avec rigueur et permettre à l’administration de disposer de documents fiables.
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