Thiès : Massaly lance son nouveau parti UNR et tacle l'opposition…


Un nouveau parti politique, l'Union nouvelle république (UNR) vient d'être porté sur les fonts baptismaux dans la cité du rail. Le président de l'UNR, Mouhamadou Lamine Massaly, a procédé ce week-end, au lancement.

Il a saisi l'occasion pour partager ses ambitions pour le pays et également pour tirer sur le leader de la coalition Yewwi Askan Wi (YAW), Ousmane Sonko, Barthélémy Dias et Khalifa Sall. "Ce pays de Lat-Dior Ngoné Latyr, de Cheikh Ahmadou Bamba, d’El Hadji Malick, d’El Hadji Oumar Foutiyou, de Mame Bouh Kounta, de Seydina Limamou, du Cardinal Hyacinthe Thiandoum, d’Aline Sitoe, est confronté à d'innombrables défis d’ordre socio-économique, politique, démographique et technologique, malgré les efforts consentis ces dernières années par l’actuel gouvernement qui, ayons le courage et l’honnêteté de le reconnaitre, déploie d’importantes initiatives pour infléchir cette tendance", dira-t-il d'attaque. 

Avant de faire remarquer que "la croisade contre la pauvreté mériterait une attention plus soutenue''.  Selon lui, "elle affecte les couches vulnérables et appelle des solutions plus hardies pour booster tous les secteurs porteurs de notre économie, notamment l’agriculture, la pêche, l’élevage, le tourisme, l’industrie, l’artisanat etc..."  

Aussi, se désole-t-il que "nos jeunes, en proie au chômage, ne semblent entrevoir leur avenir qu’à travers l’émigration clandestine, bravant ainsi la furie meurtrière des vagues de l’Océan Atlantique et de l’environnement très hostile du Sahara". Avec l'impact de la Covid-19 et de la crise Russo-Ukrainienne, Mouhamadou Lamine Massaly est d'avis que "cela a fini de nous montrer la faiblesse et l’extrême vulnérabilité de notre économie. Elles nous confortent dans notre conviction qu’il nous faut bâtir une économie nationale plus résiliente et plus inclusive, d’autant plus que notre pays ne manque pas de potentialités à valoriser à cet effet".

Il estime également que "malgré un contexte international qui n’augure pas des lendemains meilleurs pour l’économie mondiale, nonobstant les multiples contraintes économiques, le Sénégal a les moyens de faire face".

Pour toutes ces raisons, le leader de l'UNR membre de la coalition Bok Gis-Gis déplore les agissements de la coalition Yewwi Askan Wi (YAW). "La situation politique met en évidence l’émergence d’une nouvelle classe politique qui constitue une grave menace pour la démocratie sénégalaise qui, pourtant, avait valeur d’exemple dans le monde entier. Conscients de ces dangers qui guettent le Sénégal, nous ne pouvons pas être sourds à l’appel de nombreux compatriotes désireux, comme nous, de continuer à œuvrer pour préserver et consolider notre système démocratique d’une part, et promouvoir le développement harmonieux de notre pays d’autre part".

Avant de signaler que "l'UNR se veut être un regroupement politique novateur, animé par des acteurs d’un nouveau genre, déterminés à promouvoir le renouveau politique dans notre pays qui en a tant besoin. Les couleurs du parti sont d’une part, le noir, couleur de l’autorité, de l’austérité et de la rigueur et d’autre part, le blanc, couleur de la paix et de la pureté. Le symbole du parti est une abeille, symbole, à la fois, de l’ordre, de la rigueur, du travail bien fait, de la bonne gouvernance, de la prospérité, de l’équité, de la fraternité, de la solidarité et de la paix. Ces couleurs distinctives renvoient toutes aux vertus et aux valeurs cardinales dont les hommes politiques désireux de gouverner le Sénégal d’aujourd’hui et de demain, doivent s’armer afin de contrer les démons et les malédictions qui guettent bon nombre de pays africains".

Selon lui, "l'UNR  est un bouclier efficace contre les pourfendeurs de la République, un cadre de promotion des valeurs citoyennes, de la bonne gouvernance, de l’inclusion sociale et économique, de l’équité territoriale, etc", ajoutant que "ces idéaux qui sont le fondement de notre Parti, contrastent avec le funeste dessein de ces politiciens incompétents, immatures, irresponsables, pressés et arrogants. Ils ne sont guidés que par des ambitions égoïstes et démesurées pour l’atteinte desquelles ils n’hésiteront nullement à plonger le pays dans le chaos, comme l’ont démontré si bien les événements regrettables de mars 2021 qui ont occasionné la mort de 14 personnes".

Il poursuit : "Les autorités judiciaires devraient aller jusqu’au bout de la procédure enclenchée pour situer les responsabilités et punir les faits d’appel à l’insurrection contre les Institutions de la République. Je confonds dans ce lot de fossoyeurs de notre démocratie tous ceux qui, en réalité, ne sont que de vulgaires et sinistres adeptes des salons de beauté et de massage parce qu’incapable de gérer leurs pulsions sexuelles. Notre Parti fera tout afin que ceux qui aspirent aux responsabilités suprêmes du pays ne soient pas non plus ces auteurs de détournements de deniers publics notamment de caisses d’avances et de meurtres, en procès d’appel, dont l’unique champ d’expression sont les réseaux sociaux. Il est temps que nos vaillants jeunes ouvrent bien leurs yeux et ne succombent point aux promesses de ces vendeurs de chimères, d’autant plus que les destinées de la République seront demain entre leurs mains".  

Mouhamadou Lamine Massaly appelle ainsi, à la vigilance et à la mobilisation de l’État afin que tous les acteurs politiques et de la société civile, pour relever ce défi, car le respect du calendrier électoral est gage d’une bonne respiration de notre démocratie que tous les pays nous envient".

Pour ces prochaines législatives, Massaly invite à la mobilisation de tous les acteurs pour la consolidation des acquis démocratiques. "Notre objectif, c'est de consolider les acquis démocratiques, d’apporter notre pierre à l’émergence socio-économique et, surtout, à barrer définitivement la route à cette nouvelle caste de "politiciens pyromanes à la moralité douteuse. Et j'nvite toute la classe politique à faire preuve de sérénité et de responsabilité et à œuvrer, pour que les prochaines élections législatives se tiennent effectivement, comme programmées, le 31 juillet 2022".

Car, estime-t-il, les agitations et gesticulations actuelles de certains hommes politiques qui ne sont même pas capables de confectionner des listes électorales, font peser de sérieuses menaces sur ce scrutin, et il sied de les prendre sérieusement en considération.

"J’en appelle ainsi à la vigilance et à la mobilisation de l’Etat ainsi que de tous les acteurs politiques et de la société civile, pour relever ce défi, car le respect du calendrier électoral est gage d’une bonne respiration de notre démocratie que tous les pays nous envient", lance-t-il.
Lundi 23 Mai 2022
Dakaractu



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