Une relation de confiance transformée en affaire judiciaire
Idrissa Seydi, secrétaire municipal de Jaxaay, a comparu devant le Tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye pour une affaire portant sur 15 millions de FCFA.
La plaignante, Ndèye Fatou Guissé, est présentée par L’Observateur comme une fournisseuse et partenaire de la mairie.
Les deux parties entretenaient une relation professionnelle, notamment dans le cadre d’une opération liée à la livraison de 1 000 lampadaires.
Profitant de cette relation de confiance, Idrissa Seydi lui propose l’acquisition d’un terrain de 200 mètres carrés situé derrière la Sedima.
Un premier versement de 10 millions, puis 5 millions supplémentaires
Convaincue de la régularité de l’opération, Ndèye Fatou Guissé verse une première avance de 10 millions de FCFA.
Elle complète ensuite le paiement par un second versement de 5 millions, portant le montant total remis au secrétaire municipal à 15 millions de FCFA.
Cependant, la procédure d’attribution du terrain n’aboutit jamais.
La délibération du conseil municipal n’avait pas reçu l’approbation du préfet. Or, cette approbation constituait une condition indispensable pour donner une valeur juridique à l’attribution d’une parcelle relevant du domaine national.
Une délibération sans effet juridique
À l’audience, le président du tribunal rappelle qu’une délibération municipale non approuvée par l’autorité préfectorale ne produit aucun effet juridique.
Le statut professionnel d’Idrissa Seydi a également pesé dans l’analyse du tribunal.
En tant que secrétaire municipal, il est chargé de l’administration de la commune et ne pouvait ignorer les règles encadrant les actes fonciers et les délibérations municipales.
Le procureur souligne ainsi que le prévenu était censé maîtriser la portée juridique des décisions prises par le conseil municipal.
Le prévenu reconnaît avoir encaissé et utilisé les fonds
Idrissa Seydi reconnaît avoir vendu le terrain en septembre 2025.
Il explique avoir agi en raison de la relation de confiance qui l’unissait à la plaignante. Selon sa version, celle-ci l’aurait supplié de lui céder la parcelle en attendant l’officialisation de la délibération.
Le secrétaire municipal admet toutefois avoir utilisé les 15 millions de FCFA pour répondre à des besoins personnels.
Cet aveu renforce les accusations portées contre lui, la procédure administrative n’ayant jamais été achevée.
Une tentative de règlement à l’amiable
Face à la situation, la défense sollicite une médiation.
L’avocat d’Idrissa Seydi propose le versement immédiat de 7,5 millions de FCFA, soit la moitié de la somme encaissée.
La partie civile se dit favorable à un règlement, mais exige le remboursement intégral des 15 millions de FCFA.
Elle réclame également 4 millions de FCFA au titre du préjudice subi, portant le montant total de ses prétentions à 19 millions de FCFA.
La défense évoque un différend entre partenaires
Le conseil du prévenu soutient qu’il ne s’agissait pas d’une escroquerie préméditée, mais d’un différend entre deux partenaires habitués à travailler ensemble.
Il explique que l’approbation de l’attribution aurait été retardée par la présence d’un tuyau d’évacuation de la SDE traversant la zone concernée.
La défense insiste également sur l’engagement de son client à rembourser la plaignante.
Elle demande une réduction des dommages et intérêts et sollicite la clémence du tribunal, considérant qu’une peine d’emprisonnement ne faciliterait pas l’indemnisation de la victime.
Six mois avec sursis et 19 millions à verser
Après délibéré, le Tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye déclare Idrissa Seydi coupable d’escroquerie.
Il est condamné à six mois d’emprisonnement assortis du sursis.
Le tribunal lui ordonne également de verser 19 millions de FCFA à Ndèye Fatou Guissé, correspondant au remboursement des 15 millions encaissés et aux 4 millions réclamés au titre du préjudice.
Une contrainte par corps est prévue en cas de non-paiement.
Idrissa Seydi, secrétaire municipal de Jaxaay, a comparu devant le Tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye pour une affaire portant sur 15 millions de FCFA.
La plaignante, Ndèye Fatou Guissé, est présentée par L’Observateur comme une fournisseuse et partenaire de la mairie.
Les deux parties entretenaient une relation professionnelle, notamment dans le cadre d’une opération liée à la livraison de 1 000 lampadaires.
Profitant de cette relation de confiance, Idrissa Seydi lui propose l’acquisition d’un terrain de 200 mètres carrés situé derrière la Sedima.
Un premier versement de 10 millions, puis 5 millions supplémentaires
Convaincue de la régularité de l’opération, Ndèye Fatou Guissé verse une première avance de 10 millions de FCFA.
Elle complète ensuite le paiement par un second versement de 5 millions, portant le montant total remis au secrétaire municipal à 15 millions de FCFA.
Cependant, la procédure d’attribution du terrain n’aboutit jamais.
La délibération du conseil municipal n’avait pas reçu l’approbation du préfet. Or, cette approbation constituait une condition indispensable pour donner une valeur juridique à l’attribution d’une parcelle relevant du domaine national.
Une délibération sans effet juridique
À l’audience, le président du tribunal rappelle qu’une délibération municipale non approuvée par l’autorité préfectorale ne produit aucun effet juridique.
Le statut professionnel d’Idrissa Seydi a également pesé dans l’analyse du tribunal.
En tant que secrétaire municipal, il est chargé de l’administration de la commune et ne pouvait ignorer les règles encadrant les actes fonciers et les délibérations municipales.
Le procureur souligne ainsi que le prévenu était censé maîtriser la portée juridique des décisions prises par le conseil municipal.
Le prévenu reconnaît avoir encaissé et utilisé les fonds
Idrissa Seydi reconnaît avoir vendu le terrain en septembre 2025.
Il explique avoir agi en raison de la relation de confiance qui l’unissait à la plaignante. Selon sa version, celle-ci l’aurait supplié de lui céder la parcelle en attendant l’officialisation de la délibération.
Le secrétaire municipal admet toutefois avoir utilisé les 15 millions de FCFA pour répondre à des besoins personnels.
Cet aveu renforce les accusations portées contre lui, la procédure administrative n’ayant jamais été achevée.
Une tentative de règlement à l’amiable
Face à la situation, la défense sollicite une médiation.
L’avocat d’Idrissa Seydi propose le versement immédiat de 7,5 millions de FCFA, soit la moitié de la somme encaissée.
La partie civile se dit favorable à un règlement, mais exige le remboursement intégral des 15 millions de FCFA.
Elle réclame également 4 millions de FCFA au titre du préjudice subi, portant le montant total de ses prétentions à 19 millions de FCFA.
La défense évoque un différend entre partenaires
Le conseil du prévenu soutient qu’il ne s’agissait pas d’une escroquerie préméditée, mais d’un différend entre deux partenaires habitués à travailler ensemble.
Il explique que l’approbation de l’attribution aurait été retardée par la présence d’un tuyau d’évacuation de la SDE traversant la zone concernée.
La défense insiste également sur l’engagement de son client à rembourser la plaignante.
Elle demande une réduction des dommages et intérêts et sollicite la clémence du tribunal, considérant qu’une peine d’emprisonnement ne faciliterait pas l’indemnisation de la victime.
Six mois avec sursis et 19 millions à verser
Après délibéré, le Tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye déclare Idrissa Seydi coupable d’escroquerie.
Il est condamné à six mois d’emprisonnement assortis du sursis.
Le tribunal lui ordonne également de verser 19 millions de FCFA à Ndèye Fatou Guissé, correspondant au remboursement des 15 millions encaissés et aux 4 millions réclamés au titre du préjudice.
Une contrainte par corps est prévue en cas de non-paiement.
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