Awa Marie Coll Seck, marraine du Concours général : « Un grand honneur, mais aussi une grande responsabilité »

Choisie comme marraine de l’édition 2026 du Concours général, la professeure Awa Marie Coll Seck mesure pleinement la portée de cette distinction. Dans un entretien accordé à L’Observateur, l’ancienne ministre de la Santé revient sur son émotion, son parcours scientifique, son engagement dans la santé publique et le message qu’elle souhaite transmettre aux meilleurs élèves du Sénégal.


Une distinction accueillie avec émotion et humilité
 
La professeure Awa Marie Coll Seck a été choisie par le président de la République comme marraine de l’édition 2026 du Concours général. Une décision qu’elle dit avoir accueillie avec une profonde émotion, mais également avec un important sens des responsabilités.
 
Dans les colonnes de L’Observateur, l’ancienne ministre explique qu’elle ne s’attendait pas à être désignée. Elle souligne toutefois que certaines décisions surprennent par leur capacité à mettre en lumière le parcours et les engagements d’une personne.
 
À ses yeux, ce choix constitue d’abord un hommage à sa trajectoire, mais également une mission. Être marraine ne se limite pas, selon elle, à assister à une cérémonie ou à recevoir une reconnaissance symbolique. Cette fonction implique d’encadrer, d’encourager et d’inspirer les jeunes distingués.
 
Elle dit ainsi vouloir assumer un rôle durable auprès des lauréats, au-delà de la cérémonie officielle.
 
« Une marraine à vie » pour les jeunes lauréats
 
Awa Marie Coll Seck considère que les élèves récompensés ont besoin de modèles capables de les accompagner dans leur développement personnel, scolaire et professionnel.
 
Elle souhaite notamment leur rappeler que l’excellence académique ne doit pas être dissociée de l’ouverture d’esprit, de la discipline, du patriotisme et de l’engagement au service de la société.
 
La scientifique estime qu’une marraine doit être présente pour conseiller, orienter et soutenir les jeunes lorsqu’ils rencontrent des difficultés. Elle envisage ainsi sa désignation comme un engagement à long terme envers les lauréats du Concours général.
 
Cette responsabilité prend une dimension particulière à ses yeux, car les élèves primés incarnent une partie de l’avenir intellectuel et scientifique du Sénégal.
 
Le souvenir de son propre passage au Concours général
 
Interrogée sur son expérience personnelle, la professeure Awa Marie Coll Seck revient sur sa participation au Concours général lorsqu’elle était élève.
 
Elle se souvient notamment d’avoir obtenu une distinction en sciences naturelles, une matière qui correspondait déjà à son goût pour les sciences et à sa future orientation professionnelle.
 
Elle évoque également le rôle joué par son environnement scolaire et familial. Son parcours s’est construit dans un contexte où l’effort, le travail et la réussite scolaire occupaient une place importante.
 
Pour elle, l’éducation ne se réduit pas à l’acquisition de connaissances. Elle transmet également des valeurs telles que la solidarité, le respect, l’amour du pays, la confiance en soi et le sens du devoir.
 
Une scientifique façonnée par l’école sénégalaise
 
Médecin de renommée internationale, ancienne ministre de la Santé et ancienne ministre d’État, Awa Marie Coll Seck insiste sur l’importance de l’école dans la construction de son parcours.
 
Elle rappelle avoir été formée au Sénégal avant de poursuivre une carrière qui l’a conduite à exercer des responsabilités nationales et internationales.
 
Son parcours dans le domaine des maladies infectieuses lui a permis d’être confrontée à plusieurs grandes crises sanitaires, notamment l’épidémie d’Ebola et la pandémie de Covid-19.
 
Elle attribue cette trajectoire à une combinaison de facteurs : une solide formation, l’engagement professionnel, la discipline, la capacité à travailler avec les autres et une volonté constante de servir.
 
D’Ebola au Covid-19, une expérience au cœur des crises sanitaires
 
La professeure Awa Marie Coll Seck a été l’une des figures importantes de la lutte contre plusieurs maladies infectieuses. Dans son entretien avec L’Observateur, elle revient sur cette longue expérience, acquise au Sénégal et dans différentes institutions internationales.
 
Elle souligne que chaque crise sanitaire impose de nouveaux apprentissages. La maîtrise scientifique ne suffit pas : il faut également savoir coordonner les équipes, écouter les experts, informer la population et prendre des décisions dans l’urgence.
 
Elle insiste aussi sur la nécessité de mobiliser plusieurs disciplines. Les médecins et épidémiologistes ne peuvent pas travailler seuls. Les sociologues, économistes, anthropologues et spécialistes de la communication doivent également être impliqués dans la gestion des crises sanitaires.
 
La préparation, clé de la réponse aux épidémies
 
Pour l’ancienne ministre, les pays ne doivent pas attendre l’apparition d’une épidémie pour organiser leur riposte. Une préparation efficace suppose des systèmes de surveillance, des laboratoires performants, des personnels formés et des plans d’intervention déjà établis.
 
Elle rappelle que les expériences précédentes permettent de mieux anticiper les crises futures. Toutefois, chaque épidémie possède ses propres caractéristiques et peut imposer des réponses différentes.
 
Cette culture de la préparation, affirme-t-elle, constitue l’un des enseignements majeurs tirés de son parcours dans la santé publique.
 
Un appel aux jeunes : conjuguer excellence et engagement
 
À travers son rôle de marraine, Awa Marie Coll Seck veut surtout transmettre un message aux jeunes générations.
 
Elle les invite à poursuivre l’excellence sans perdre de vue leur responsabilité envers la communauté. Selon elle, la réussite individuelle prend tout son sens lorsqu’elle contribue au développement collectif.
 
La professeure encourage les lauréats à cultiver la curiosité, la rigueur et la persévérance. Elle leur demande aussi de croire en leurs capacités tout en restant ouverts aux autres.
 
Son message repose sur une conviction : les jeunes Sénégalais peuvent réussir au plus haut niveau, à condition de bénéficier d’une bonne formation, d’un encadrement solide et d’un environnement propice à l’épanouissement de leurs talents
Jeudi 30 Juillet 2026
Dakaractu



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