Sit-in des journaliers des Salins du Saloum : le directeur de la société en charge du personnel apporte des précisions


À la suite du sit-in des travailleurs journaliers des Salins du Saloum fustigeant leurs mauvaises conditions de travail et le licenciement abusif dont ils font l'objet, le directeur de la Société « Génial Intérim Sécurité » ayant en charge la gestion du personnel, Moustapha Ndiaye, est monté au créneau en insistant sur  le statut de ces derniers. « Je ne saurais comprendre que des travailleurs journaliers revendiquent un statut de travailleurs bénéficiant de contrat à durée indéterminée ou de contrat à durée déterminée ou de n'importe quel autre type de contrat parce que le droit du travail est très clair, un contrat de travail journalier, il débute au début du quart temps de travail et se termine à la fin du quart temps de travail et ici le quart temps de travail conformément au droit du travail est de 08 heures.  Alors, notre société a signé un contrat de mise à disposition de personnels avec la société nouvelle des Salins du Sine-Saloum depuis le mois de novembre 2017 et c'est ainsi que beaucoup de travailleurs journaliers de Kaolack sont venus faire pacte d'allégeance avec notre dernière. Ce qu'il faut bien noter, c'est qu'il n'y a aucun lien juridique entre la société nouvelle des Salins du Sine-Saloum et ces travailleurs. Donc, je suis sidéré d'entendre certaines personnes tenir des propos semblant dire qu'il y a des travailleurs qui ont été licenciés. La question, c'est comment peut-on licencier des travailleurs journaliers? Je note vraiment qu'il y a un réel problème de formation dans notre région par rapport aux ressources humaines dans les entreprises, parce que c'est des gens qui ne comprennent pas juridiquement comment les choses se passent... »
Concernant « le licenciement abusif de 6 travailleurs journaliers dans l'organisation interne du travail » dont les frondeurs ont fait état lors de leur sit-in, Mr Ndiaye de répondre : « Dans l'organisation interne du travail, il y a deux lignes c'est-à-dire une ligne manuelle qui fait une production de 150 tonnes par équipe et par jour et une autre ligne parallèle dite ligne semi-automatisée qui fait également 150 tonnes. Alors, la direction générale a dit que ce n'est pas logique qu'une ligne manuelle dont le travail nécessite une certaine capacité physique fait une production de 150 tonnes avec 4 arrimeurs et une ligne semi-automatisée plus facile que la première avec 6 arrimeurs. La direction générale a pris donc la décision d'aligner ces deux lignes là avec chacune 4 arrimeurs. Maintenant des brebis galeuses mal-intentionnées voulant semer le trouble en ont profité pour faire une campagne d'intoxication, des journaliers n'ayant pas compris la décision qui a été prise sont très vite allés en besogne en disant qu'ils vont arrêter le travail sans pour autant consulter leur employeur juridique », a-t-il regretté.
Vendredi 6 Avril 2018
Dakaractu




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