Le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a rappelé ce lundi 26 janvier, lors de la cérémonie d’ouverture de la réunion de haut niveau préparatoire de la Conférence des Nations Unies sur l’eau, que la crise de l’eau constitue aujourd’hui une réalité mondiale, touchant de manière particulièrement sévère le continent africain.
Dans son allocution, le Président de la République a insisté sur le caractère vital de l’eau, aussi bien pour l’homme que pour la nature, soulignant son rôle central dans le maintien de l’équilibre de la planète et dans l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD).
« L’eau est une ressource vitale pour l’homme et la nature. Elle est indispensable au maintien de l’équilibre de la planète et à l’atteinte des objectifs de développement durable », a déclaré le président Diomaye Faye.
Évoquant l’ampleur de la crise, le chef de l’État a dressé un constat alarmant sur la situation en Afrique, où près de 40 % de la population n’a pas accès à l’eau potable et plus de 70 % souffre d’un déficit de services d’assainissement de base. « C’est une situation moralement inacceptable. Tant qu’elle persistera, notre responsabilité collective restera engagée, car les crises de l’eau alimentent les crises alimentaires, fragilisent les économies, déplacent les populations et exacerbent les tensions », a-t-il regretté.
Le président de la République a également mis en garde contre l’aggravation de cette crise sous l’effet du changement climatique, qui perturbe profondément le cycle de l’eau. Sécheresses, inondations, irrégularité des précipitations, fonte des glaces et élévation du niveau des mers figurent parmi les conséquences directes de ce dérèglement.
Selon lui, les perturbations liées à l’eau affectent de nombreux secteurs vitaux, notamment la disponibilité en eau douce, la santé, l’agriculture, l’énergie, l’éducation et la biodiversité. « Face à cette précarisation de la vie, le coût de l’inaction est immense. Il se mesure en vies humaines perdues, en opportunités de développement compromises, en fractures sociales aggravées et parfois en paix menacée », a-t-il averti.
Pour le président Bassirou Diomaye Faye, investir dans l’eau dépasse largement la seule construction d’infrastructures. « Investir dans l’eau, ce n’est pas seulement financer des infrastructures, c’est aussi investir dans la résilience climatique, la prévention des tensions et des conflits, ainsi que dans la stabilité et la prospérité », a-t-il souligné.
Il a enfin appelé au renforcement du plaidoyer afin que la problématique de l’eau demeure au cœur de l’action climatique et de l’agenda international.
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