Radicalisé par Yanis Ziari et candidat au jihad, le franco-sénégalais Mamadou Diaou tombe au Sénégal

Lié à Yanis Ziari, un sympathisant de l'Etat islamique arrêté en même temps que son frère Sofiane à Menton, dans le sud-est parisien, Mamadou Diaou a été pris au Sénégal alors qu'il voulait se rendre en Syrie. il a été inculpé pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste.


Le nombre de franco-sénégalais dans les prisons sénégalaise pour activités en lien avec le terrorisme ne cesse d'augmeter. En effet, après Ibrahima Ly qui a été condamné à 15 ans de travaux forcés par la chambre criminelle spéciale chargée de statuer sur les affaires de terrorisme, le nommé Mamadou Diaou doit répondre du crime d'association de malfaiteurs en lien avec une activité terroriste. 
Selon le quotidien libération qui donne l'information dans sa livraison du jour, ce franco-sénégalais a été appréhendé à l'aéroport de Dakar après un signalement des services de Securiport. Remis à la Dic par la police de l'aéroport, il a dans un premier temps voulu motiver son séjour au Sénégal par des raisons touristiques. Mais après exploitation de son téléphone dans lequel des vidéos à caractère djihadiste ont été trouvés, le mis en cause s'est mis à table et a craché le morceau. Il a admis avoir voulu passer par le Sénégal pour rejoindre la Syrie, l'Irak ou la Libye. L'homme qui devait lui faciliter ce projet est un certain Ibrahima N qu'il a connu par l'entremise d'un autre sénégalais du nom de Moustapha N qu'il dit avoir connu en France. Dans son téléphone, les enquêteurs ont trouvé le message que Mamadou Diaou avait préparé pour ses parents, une fois sur les terres du Califat. 

Poussant leurs investigations, les enquêteurs de la Dic découvriront que Mamadou Diaou doit son adhésion à l'islamisme radical à ses fréquentations dont un certain Yanis Ziari, aujourd'hui incarcéré en France pour appartenance à une filiale qui projetait des attaques terroristes. Diaou fréquentait la même mosquée que la voix française qui a revendiqué les attentats de novembre 2015. D'après Libération, le mis en cause a même été entendu par les services anti-terroristes français après ces attaques sanglantes qui ont fait 130 morts. 
Vendredi 27 Juillet 2018
Dakaractu




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