La visite d’un domaine agricole par le Premier ministre aurait pu être un moment fort de proximité avec le monde rural. Mais en choisissant de se rendre dans les propriétés privées du ministre de l’Agriculture, Ousmane SONKO donne l’image d’un pouvoir qui confond communication politique et promotion de patrimoines personnels.
Ce qui aurait dû être une immersion dans la réalité agricole du pays se transforme en vitrine privée, laissant planer un évident conflit d’intérêts. Une visite dans un DAC de l’État, dans l’un des pôles du programme agricole gouvernemental ou, mieux encore, chez un agriculteur lambda confronté aux difficultés quotidiennes du secteur, aurait eu une portée politique et symbolique infiniment plus crédible.
Mais dans ce nouveau logiciel politique, la critique constructive semble être perçue comme une hostilité. Dès qu’une observation est formulée, on crie à la haine imaginaire plutôt que d’entendre le message. Pourtant, la fonction de Premier ministre exige davantage de rigueur et de sens de l’exemplarité.
Même l’image compte : pour un dirigeant jeune, sportif et athlétique comme Ousmane Sonko, son équipe de communication devrait veiller à des postures et des prises de vue plus maîtrisées, à la hauteur de la fonction. Quand on vous montre la lune, s’attarder sur le doigt n’élève ni le débat ni la stature d’un homme d’État.
La visite du Premier ministre au domaine privé du ministre de l’Agriculture est, au mieux, maladroite, au pire profondément mal inspirée. C’est un peu comme si, pour évaluer l’état du service public de santé, un ministre se rendait dans une clinique cinq étoiles : l’image est confortable, mais elle n’a aucun rapport avec la réalité vécue par la majorité des citoyens. Une telle démarche donne l’impression d’une mise en scène déconnectée du terrain, là où l’on attendait plutôt une immersion dans les exploitations agricoles ordinaires et les structures publiques de l’État.
Cheikh Doudou MBAYE
Critique politique
Ce qui aurait dû être une immersion dans la réalité agricole du pays se transforme en vitrine privée, laissant planer un évident conflit d’intérêts. Une visite dans un DAC de l’État, dans l’un des pôles du programme agricole gouvernemental ou, mieux encore, chez un agriculteur lambda confronté aux difficultés quotidiennes du secteur, aurait eu une portée politique et symbolique infiniment plus crédible.
Mais dans ce nouveau logiciel politique, la critique constructive semble être perçue comme une hostilité. Dès qu’une observation est formulée, on crie à la haine imaginaire plutôt que d’entendre le message. Pourtant, la fonction de Premier ministre exige davantage de rigueur et de sens de l’exemplarité.
Même l’image compte : pour un dirigeant jeune, sportif et athlétique comme Ousmane Sonko, son équipe de communication devrait veiller à des postures et des prises de vue plus maîtrisées, à la hauteur de la fonction. Quand on vous montre la lune, s’attarder sur le doigt n’élève ni le débat ni la stature d’un homme d’État.
La visite du Premier ministre au domaine privé du ministre de l’Agriculture est, au mieux, maladroite, au pire profondément mal inspirée. C’est un peu comme si, pour évaluer l’état du service public de santé, un ministre se rendait dans une clinique cinq étoiles : l’image est confortable, mais elle n’a aucun rapport avec la réalité vécue par la majorité des citoyens. Une telle démarche donne l’impression d’une mise en scène déconnectée du terrain, là où l’on attendait plutôt une immersion dans les exploitations agricoles ordinaires et les structures publiques de l’État.
Cheikh Doudou MBAYE
Critique politique
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