Après la rentrée des classes souvent au mois d’octobre, c’est l’épreuve du BAC qui constitue le grands événement institutionnel et éducatif de notre jeune nation, et pour cause, cette année 152 000 élèves passent les épreuves de leur premier diplôme universitaire.
Provenant du latin « bacca laurea », qui signifie « couronne de laurier ». Ce diplôme devenu un grade d’État depuis Napoléon va parachever les études secondaires et donner accès à l’enseignement supérieur.
Statistiquement, notre pays n’est pas du tout performant vu nos courbes des âges, notre croissance démographique et l’ambition de la scolarisation universelle de nos autorités, le tout devrait projeter les bacheliers à plus d’un demi-million de candidats toutes filières confondues. Trop peu d’élèves passent le BAC au Sénégal pour un pays qui a vu sa première école en 1817 à St Louis et qui compte approche 17 millions d’habitants.
En 12 ans du régime actuel c’est plus de 15 000 milliards de Fcfa qui à été affecte’ à l’éducation nationale et l’enseignement supérieur, signes d’un effort budgétaire exceptionnel pour notre pays. Malheureusement les résultats et performances sont très en deca en termes de qualité des enseignements reçus par les élèves et étudiants et de leur employabilité. C’est presque un gâchis pour le pays.
La cote d’ivoire compte deux fois plus que de bacheliers que le Senegal, le Maroc en compte plus de trois fois avec 450 000 potaches, même la Tunisie compte 10 000 candidats de plus que le Senegal. En corrélation avec leurs populations et au regard des efforts budgétaires consentis pour l’éducation nationale ici au Senegal, nous avons trop peu de candidats au BAC par rapport à nos ambitions d’émergence et surtout pour les défis complexes qui nous attendent avec le numérique, la biotechnologie, le pétrole, le gaz et les infrastructures etc..
D’ailleurs le vivier scientifique est trop congru pour les futurs ingénieurs, chercheurs et techniciens supérieurs dans les sciences de la vie et l’ingénierie car sur 5 candidats au Bac au Sénégal un seul se présente dans les séries scientifiques. Le bac scientifique et technique c’est juste un peu moins de 28 000 candidats sur plus de 152 000 au total. Un vrai problème pour nos ambitions d’émergence. La structure éducative à son état actuel nourrit la fabrique à chômeurs et ceci se reflète dans la synoptique du baccalauréat sénégalais : 80% de littéraires et juste 15% de scientifiques, l’assistance technique étrangère à de beaux jours dans notre pays qui aspire pourtant à la transformation économique.
Au Maroc sur 450 000 candidats au BAC ceux qui sont issus des pôles scientifiques et techniques représentent 58 %, contre 41 % pour les pôles littéraire et originel et 1 % pour le pôle professionnel. Ainsi ce pays parvient à étoffer son capital humain et pèse donc six fois plus que notre PIB selon les statistiques de la Banque Mondiale.
Le dossier de la refonte de notre système éducatif ne peut plus attendre et faut s’y atteler en urgence après Février 2024. Il faut repenser le parcours de l’homo-senegalensis. Le pétrole et le gaz nous le dictent même.
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Moustapha DIAKHATÉ
Ex Cons. Spécial Pm
Cons. Et Expert Infrastructure
Provenant du latin « bacca laurea », qui signifie « couronne de laurier ». Ce diplôme devenu un grade d’État depuis Napoléon va parachever les études secondaires et donner accès à l’enseignement supérieur.
Statistiquement, notre pays n’est pas du tout performant vu nos courbes des âges, notre croissance démographique et l’ambition de la scolarisation universelle de nos autorités, le tout devrait projeter les bacheliers à plus d’un demi-million de candidats toutes filières confondues. Trop peu d’élèves passent le BAC au Sénégal pour un pays qui a vu sa première école en 1817 à St Louis et qui compte approche 17 millions d’habitants.
En 12 ans du régime actuel c’est plus de 15 000 milliards de Fcfa qui à été affecte’ à l’éducation nationale et l’enseignement supérieur, signes d’un effort budgétaire exceptionnel pour notre pays. Malheureusement les résultats et performances sont très en deca en termes de qualité des enseignements reçus par les élèves et étudiants et de leur employabilité. C’est presque un gâchis pour le pays.
La cote d’ivoire compte deux fois plus que de bacheliers que le Senegal, le Maroc en compte plus de trois fois avec 450 000 potaches, même la Tunisie compte 10 000 candidats de plus que le Senegal. En corrélation avec leurs populations et au regard des efforts budgétaires consentis pour l’éducation nationale ici au Senegal, nous avons trop peu de candidats au BAC par rapport à nos ambitions d’émergence et surtout pour les défis complexes qui nous attendent avec le numérique, la biotechnologie, le pétrole, le gaz et les infrastructures etc..
D’ailleurs le vivier scientifique est trop congru pour les futurs ingénieurs, chercheurs et techniciens supérieurs dans les sciences de la vie et l’ingénierie car sur 5 candidats au Bac au Sénégal un seul se présente dans les séries scientifiques. Le bac scientifique et technique c’est juste un peu moins de 28 000 candidats sur plus de 152 000 au total. Un vrai problème pour nos ambitions d’émergence. La structure éducative à son état actuel nourrit la fabrique à chômeurs et ceci se reflète dans la synoptique du baccalauréat sénégalais : 80% de littéraires et juste 15% de scientifiques, l’assistance technique étrangère à de beaux jours dans notre pays qui aspire pourtant à la transformation économique.
Au Maroc sur 450 000 candidats au BAC ceux qui sont issus des pôles scientifiques et techniques représentent 58 %, contre 41 % pour les pôles littéraire et originel et 1 % pour le pôle professionnel. Ainsi ce pays parvient à étoffer son capital humain et pèse donc six fois plus que notre PIB selon les statistiques de la Banque Mondiale.
Le dossier de la refonte de notre système éducatif ne peut plus attendre et faut s’y atteler en urgence après Février 2024. Il faut repenser le parcours de l’homo-senegalensis. Le pétrole et le gaz nous le dictent même.
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