Face à une économie informelle largement exclue des mécanismes de protection sociale, la plateforme CHIFT ambitionne de structurer et sécuriser les flux financiers communautaires à travers une approche numérique et solidaire.
Lancée ce samedi 25 avril 2025, la solution portée par le groupe Barkelou-CHIFT se positionne comme une réponse innovante à la vulnérabilité sociale au Sénégal. Dans un contexte où près de 90 % des acteurs de l’informel ne disposent d’aucune couverture santé, cette FinTech mise sur la digitalisation des mécanismes traditionnels de solidarité pour impulser un nouveau modèle inclusif.
« Nous avons décidé de mettre en place une structure qui œuvre pour la population, en parfaite adéquation avec la Vision Sénégal 2050 », a déclaré le directeur général, Mohamed Pape Seyni Diakhaté. La plateforme repose sur la transformation des tontines en flux financiers traçables, via des canaux numériques sécurisés, notamment le mobile money.
Le dispositif, baptisé « Tontine CHIFT », permet aux adhérents artisans, commerçants ou talibés majeurs de verser des micro-cotisations en échange d’une couverture santé universelle et d’un accompagnement socio-économique. Une approche saluée par le ministre de la Microfinance, Alioune Dione, qui y voit « une initiative d’innovation sociale majeure », en phase avec la stratégie de digitalisation du secteur informel.
Le ministre de la Microfinance a davantage insisté sur l’alignement du projet avec les orientations stratégiques de l’État. Selon lui, CHIFT s’inscrit pleinement dans l’agenda de transformation structurelle porté par la Vision Sénégal 2050, qui place la digitalisation intégrale des services financiers et de l’économie sociale et solidaire au cœur des priorités publiques. « C’est un moyen, au-delà de la digitalisation des acteurs, de réaliser une véritable approche de philanthropie religieuse, tout en sécurisant les pratiques informelles », a-t-il souligné. Il insistant ainsi sur la nécessité d’encadrer et de valoriser ces circuits économiques longtemps marginalisés.
Dans cette dynamique, le ministre a rappelé que l’économie sociale et solidaire ne se limite pas à l’impact social ou environnemental, mais intègre également une dimension économique fondée sur la mutualisation des ressources. Un principe que la plateforme matérialise à travers la digitalisation des tontines, du financement solidaire et de la micro-assurance. « Cela permet de résoudre des problématiques jusque-là peu prises en charge, notamment la vulnérabilité, en offrant aux acteurs informels des avantages comparables à ceux du secteur formel », a-t-il ajouté.
Au-delà de la collecte, CHIFT ambitionne de retenir l’épargne locale à travers des mécanismes de réinvestissement territorial, notamment au profit des Daaras. La traçabilité des transactions, assurée par la blockchain, vise à renforcer la transparence et limiter les dérives.
Dans cette logique, le directeur général insiste également sur la dimension inclusive et structurante de la plateforme. Selon Mohamed Pape Seyni Diakhaté, CHIFT ne se limite pas à un simple outil de financement, mais agrège plusieurs leviers allant de la protection sociale à la digitalisation des mécanismes de financement homogène. Il met en avant la volonté d’intégrer toutes les composantes de la société: institutions, société civile, artisans, agriculteurs dans un même écosystème, sans discrimination.
Ainsi, en projetant d’enrôler des centaines de milliers d’acteurs, la plateforme entend capter une épargne jusqu’ici invisible et contribuer à la transformation structurelle de l’économie sénégalaise.
Lancée ce samedi 25 avril 2025, la solution portée par le groupe Barkelou-CHIFT se positionne comme une réponse innovante à la vulnérabilité sociale au Sénégal. Dans un contexte où près de 90 % des acteurs de l’informel ne disposent d’aucune couverture santé, cette FinTech mise sur la digitalisation des mécanismes traditionnels de solidarité pour impulser un nouveau modèle inclusif.
« Nous avons décidé de mettre en place une structure qui œuvre pour la population, en parfaite adéquation avec la Vision Sénégal 2050 », a déclaré le directeur général, Mohamed Pape Seyni Diakhaté. La plateforme repose sur la transformation des tontines en flux financiers traçables, via des canaux numériques sécurisés, notamment le mobile money.
Le dispositif, baptisé « Tontine CHIFT », permet aux adhérents artisans, commerçants ou talibés majeurs de verser des micro-cotisations en échange d’une couverture santé universelle et d’un accompagnement socio-économique. Une approche saluée par le ministre de la Microfinance, Alioune Dione, qui y voit « une initiative d’innovation sociale majeure », en phase avec la stratégie de digitalisation du secteur informel.
Le ministre de la Microfinance a davantage insisté sur l’alignement du projet avec les orientations stratégiques de l’État. Selon lui, CHIFT s’inscrit pleinement dans l’agenda de transformation structurelle porté par la Vision Sénégal 2050, qui place la digitalisation intégrale des services financiers et de l’économie sociale et solidaire au cœur des priorités publiques. « C’est un moyen, au-delà de la digitalisation des acteurs, de réaliser une véritable approche de philanthropie religieuse, tout en sécurisant les pratiques informelles », a-t-il souligné. Il insistant ainsi sur la nécessité d’encadrer et de valoriser ces circuits économiques longtemps marginalisés.
Dans cette dynamique, le ministre a rappelé que l’économie sociale et solidaire ne se limite pas à l’impact social ou environnemental, mais intègre également une dimension économique fondée sur la mutualisation des ressources. Un principe que la plateforme matérialise à travers la digitalisation des tontines, du financement solidaire et de la micro-assurance. « Cela permet de résoudre des problématiques jusque-là peu prises en charge, notamment la vulnérabilité, en offrant aux acteurs informels des avantages comparables à ceux du secteur formel », a-t-il ajouté.
Au-delà de la collecte, CHIFT ambitionne de retenir l’épargne locale à travers des mécanismes de réinvestissement territorial, notamment au profit des Daaras. La traçabilité des transactions, assurée par la blockchain, vise à renforcer la transparence et limiter les dérives.
Dans cette logique, le directeur général insiste également sur la dimension inclusive et structurante de la plateforme. Selon Mohamed Pape Seyni Diakhaté, CHIFT ne se limite pas à un simple outil de financement, mais agrège plusieurs leviers allant de la protection sociale à la digitalisation des mécanismes de financement homogène. Il met en avant la volonté d’intégrer toutes les composantes de la société: institutions, société civile, artisans, agriculteurs dans un même écosystème, sans discrimination.
Ainsi, en projetant d’enrôler des centaines de milliers d’acteurs, la plateforme entend capter une épargne jusqu’ici invisible et contribuer à la transformation structurelle de l’économie sénégalaise.
Autres articles
-
Mali : Bamako sous couvre-feu de 72 heures à partir de ce Samedi
-
Daaka de Médina Gounass : le Pr Moussa Baldé conduit la délégation de l'Apr et sollicite des prières pour Macky Sall...
-
Assemblée générale du FPR : Abdoulaye Bamba Gningue pose les bases d’un projet de refondation nationale
-
Taxation du tabac au Sénégal : le Forum Civil intensifie le plaidoyer pour une fiscalité plus dissuasive
-
Braquages, agressions et vols à main armée: Le secteur du transfert d’argent sous la menace de l’insécurité




