C'est au soir du mardi 21 octobre que Amadou, comme à son habitude, demande à sa grand-mère la permission d'aller jouer avec ses camarades sous la table du menuisier, juste en face de la maison. «Je les entendais rire et jouer, raconte la mamie. Vers 21 heures, je suis sortie pour lui dire de rentrer se coucher. Mais quand je me suis réveillée en pleine nuit, il n'était plus dans la chambre.» La panique s'installe, la vieille femme interroge les voisins, alerte les jeunes du quartier. En vain. Personne n'a vu Amadou. Son père, informé, quitte son domicile de Gadaye pour venir participer aux recherches. La disparition est aussitôt signalée au commissariat de Guédiawaye.
Trois jours durant, la famille, les voisins et même les forces de l'ordre fouillent le quartier, les ruelles, les terrains, vagues. Aucune trace du garçonnet. «J'ai même consulté un marabout, confie la grand-mère, espérant avoir un signe. Il m'a dit que j'aurais bientôt de ses nouvelles.» En fait, elles sont macabres. Le vendredi suivant, alors que l'espoir s'amenuise, une odeur nauséabonde attire l'attention des menuisiers de l'atelier situé juste en face de la maison des Sow. Selon L’Observateur rapportant les faits, l'odeur provient d'un véhicule en panne, garé là depuis plusieurs semaines. En ouvrant la portière, l'un des ouvriers est à deux doigts de tourner de l'œil : le corps sans vie d’Amadou, allongé sur la banquette arrière, gît dans un processus de putréfaction. «Quand on a ouvert la portière, j'ai aperçu quelque chose de blanc. C'était le petit Amadou, couché paisiblement», confie le menuisier, encore bouleversé.
Prévenus, les sapeurs-pompiers et la police se rendent sur place. Très vite, la nouvelle se répand, et une foule se forme autour du véhicule. A l'annonce du drame, la grand-mère s'évanouit. Si le véhicule qui appartient à un policier, servait souvent de cachette aux enfants du quartier, la famille peine à croire à l'accident.
La thèse de l'accident réfutée …
Selon le père, plusieurs éléments rendent cette thèse difficile à accepter. «Mon fils ne pouvait pas ouvrir seul la portière sans que personne ne s'en aperçoive. Le véhicule était garé devant des gens qui étaient assis là toute la soirée», analyse-t-il. Autre curiosité, l'enfant a été retrouvé partiellement dévêtu, son vêtement et ses chaussures posés à côté de lui. «S'il s'était enfermé par erreur, il aurait dû être retrouvé dans une autre posture. Là, il était allongé, la tête posée sur le coussin, comme s'il dormait», ajoute-t-il, la voix brisée. Autant de zones d'ombre que l'autopsie n'a pas permis de lever. Le corps, en état de décomposition, avait été transféré à l'hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff, mais le rapport du légiste n'a pas permis d'éclaircir les circonstances exactes du décès. Le petit A. Sow a été enterré dans la discrétion ce mercredi. Sa famille cherche toujours des réponses.
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