Me Bassirou Ngom : « Faute de légitimité populaire, Mame Adama Gueye cherche à rester acteur incontournable, Sonko est excessif… »

Me Bassirou Ngom porte sa toge d’avocat pour s’attaquer aux leaders de l’opposition. Et parmi eux, les plus virulents ces derniers jours à savoir : Mame Adama Gueye, Sonko du Pastef et enfin Haghibou Soumaré. La robe noire ne les a pas ratés.


Me Bassirou Ngom : « Faute de légitimité populaire, Mame Adama Gueye cherche à rester acteur incontournable, Sonko est excessif… »
-       Me, quelle appréciation de la sortie du leader de Pastef de Ousmane Sonko contre le chef de l'Etat hier?
- Je ne sais pas forcément de quelle sortie vous faites allusion dans la mesure où il en fait tellement que les Sénégalais sont ennuyés comme l'a relevé monsieur le président de la République. Si c'est sa sortie après la mise au point du président de la République par rapport au débat sur le pétrole et le gaz, on relèvera juste qu'il s'est tellement empressé de parler pour ravir la vedette aux autres qu'il n'a pas eu le temps de bien écouter ce dernier qui a juste demandé à ceux qui ne comprennent pas les dossiers d'aller s'informer car la question est sérieuse. Je ne vois pas où se trouve le sentiment d'être diffamé dans cette déclaration du président de la République pour qu'il parle de plainte. Je pense qu'il devient quand même excessif et on sait que tout ce qui est excessif devient futile.  Il est tellement obsédé par son positionnement au sein de l'opposition qu'il est toujours enclin à attaquer le président de la République espérant une réponse directe de la part de la plus haute institution du pays. Sa stratégie consiste ainsi à se positionner comme opposant le plus virulent, cherchant toujours le buzz avec comme objectif d'écraser le reste de l'opposition. Je ne sais pas s'il parviendra à écraser l'opposition qui tantôt fait partie du système comme il aime à le rappeler tantôt fréquentable selon les intérêts du moment, mais pour être interlocuteur direct du Président, je pense que c'est raté d'avance car ce dernier est trop préoccupé à régler des questions d'intérêt national en créant les conditions d'une mobilité totale par air, par terre et par mer, sans oublier sa politique sociale au bénéfice des populations de l'intérieur du pays. Pourtant, au même moment, les autres n'ont que du mépris pour ces mêmes populations ; ne ratant aucune occasion pour attaquer des mesures fortes comme la bourse familiale, la couverture maladie entre autres.
 
-       Me Mame Adama Gueye entame une tournée depuis quelques jours pour inviter les membres de l'opposition à sécuriser le processus électoral, selon lui menacé de fraude…
 
-       Si les Sénégalais n'ont jamais accordé à certains hommes politiques 1% des suffrages, c'est parce qu’ils ne leur inspirent pas confiance. Aujourd’hui, les mêmes Sénégalais ont à nouveau refusé de lui accorder leur parrainage, ce qui l'a poussé à jeter le premier l'éponge parmi tous les candidats à la candidature. Pour justifier sa décision, il nous annonce que la messe est dite et que ce n'est plus la peine de continuer le processus. Pourquoi alors encourage-t-il les autres à continuer le même processus en parlant de front pour une affaire déjà pliée. En réalité, faute de légitimité populaire, il cherche à rester acteur incontournable et en le faisant, il se trompe de peuple qui a fini de comprendre son jeu.  Des sentiments personnels envers le président de la République poussent certains à vouloir utiliser les populations sénégalaises pour un combat qui n'est guère le leur alors qu'ils n'avaient jamais auparavant manifesté aucun intérêt envers eux.

-       Haguibou Soumaré a aussi décrié la gestion du chef de l'Etat indiquant que les sénégalais sont fatigués et que les finances publiques vont mal…

-       Hadjibou Soumaré devait à mon avis éprouver de la gêne à soulever un tel débat. C’est avec eux que les prix des denrées de première nécessité ont doublé voir triplé pour certains entre 2000 et 2012 alors que depuis notre prise de pouvoir, ils ont considérablement baissé ou stagné au pire des cas. On lui rappelle également que le taux de croissance du Sénégal était de moins de 2% quand ils quittaient le pouvoir. Aujourd’hui on l'a maintenu à un niveau insoupçonné avec plus de 7% au dernier exercice et des prévisions encore fortes selon le FMI. On lui rappelle également que le Président Wade avait déclaré publiquement qu'au bout de 3 mois son successeur n'allait plus pouvoir payer les salaires , ce qui constitue le plus grand aveu d'échec de l'histoire politique de Sénégal. Franchement, s'il se rappelle que c'est avec eux qu'on a connu ce qu'on appelle les dérapages budgétaires et toutes les formes de mal gouvernance possible, il pouvait s'abstenir de faire une déclaration aussi malheureuse eu égard à son passé trop chargé.
 
Samedi 3 Novembre 2018
Dakar actu



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter



Dans la même rubrique :