C'est par WhatsApp, à 23h58 samedi soir, que les membres du bureau de l'Assemblée nationale ont reçu leur convocation pour une réunion extraordinaire fixée au lendemain après-midi. Une deuxième convocation écrite, toujours transmise par le même canal numérique, est arrivée le dimanche matin à 11h58 pour confirmer le rendez-vous à 16h. Un long week-end de Pentecôte, une urgence introuvable et, au bout du compte, une annonce qui allait ébranler l'institution : El Malick Ndiaye a déclaré sa démission de la présidence de l'Assemblée nationale.
Devant les membres du bureau réunis, il a donné lecture d'une lettre dans laquelle il invoque des « intérêts supérieurs » pour justifier son départ, avant de passer immédiatement la charge à son vice-président. Pour Me Aïssata Tall Sall, présidente du groupe Takku Wallu Sénégal et présidente de groupe parlementaire, cette démission ne vaut rien sur le plan juridique. Elle rappelle que la présidence de l'Assemblée nationale est un mandat à part entière, conféré par le vote des députés après leur élection, et que le règlement intérieur encadre strictement les conditions dans lesquelles ce mandat peut prendre fin.
L'article 15 du règlement intérieur est sans ambiguïté qu’en cas de vacance de la présidence par démission, empêchement définitif ou décès, c'est le premier vice-président qui doit convoquer le bureau, lequel constate officiellement la vacance avant d'en informer l'Assemblée réunie en séance plénière. Rien de tout cela n'a été respecté. El Malick Ndiaye a lu sa lettre, s'est déclaré démissionnaire, et la passation s'est faite dans la foulée, sans constat du bureau, sans séance plénière, sans le moindre respect de la procédure légale.
« Cette démission est nulle et de nul effet », a martelé Me Aïssata Tall Sall lors de la conférence de presse du groupe. Elle rappelle que le mandat quinquennal du président de l'Assemblée avait précisément été institué pour protéger l'institution contre l'instabilité politique, citant le précédent douloureux de Moustapha Niasse, contraint à la démission après un seul an au perchoir à la faveur d'une modification précipitée de la loi. Que le premier bénéficiaire de cette garantie soit celui qui la piétine lui-même, dit-elle, « heurte l'institution parlementaire dans ses fondements ». L'histoire, conclut-elle, jugera ses raisons. Mais la loi, elle, a déjà tranché.
Devant les membres du bureau réunis, il a donné lecture d'une lettre dans laquelle il invoque des « intérêts supérieurs » pour justifier son départ, avant de passer immédiatement la charge à son vice-président. Pour Me Aïssata Tall Sall, présidente du groupe Takku Wallu Sénégal et présidente de groupe parlementaire, cette démission ne vaut rien sur le plan juridique. Elle rappelle que la présidence de l'Assemblée nationale est un mandat à part entière, conféré par le vote des députés après leur élection, et que le règlement intérieur encadre strictement les conditions dans lesquelles ce mandat peut prendre fin.
L'article 15 du règlement intérieur est sans ambiguïté qu’en cas de vacance de la présidence par démission, empêchement définitif ou décès, c'est le premier vice-président qui doit convoquer le bureau, lequel constate officiellement la vacance avant d'en informer l'Assemblée réunie en séance plénière. Rien de tout cela n'a été respecté. El Malick Ndiaye a lu sa lettre, s'est déclaré démissionnaire, et la passation s'est faite dans la foulée, sans constat du bureau, sans séance plénière, sans le moindre respect de la procédure légale.
« Cette démission est nulle et de nul effet », a martelé Me Aïssata Tall Sall lors de la conférence de presse du groupe. Elle rappelle que le mandat quinquennal du président de l'Assemblée avait précisément été institué pour protéger l'institution contre l'instabilité politique, citant le précédent douloureux de Moustapha Niasse, contraint à la démission après un seul an au perchoir à la faveur d'une modification précipitée de la loi. Que le premier bénéficiaire de cette garantie soit celui qui la piétine lui-même, dit-elle, « heurte l'institution parlementaire dans ses fondements ». L'histoire, conclut-elle, jugera ses raisons. Mais la loi, elle, a déjà tranché.
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