Préparatifs de la Tabaski à Thiès : faible affluence dans les foirails, les clients se font désirer


En cette veille de l'Aïd, ce n'est pas encore le grand rush dans les points de vente des moutons dans le département de Thiès. De Séokhaye au foirail du champ de courses de Thiès, l'affluence est jugée très timide par les vendeurs. "La situation est inquiétante. L'année dernière, à la même période, les clients commençaient à prendre d'assaut les foirails, mais pour cette année-ci, tel n'est pas le cas", lance un éleveur. 
 
Ici, les prix ne sont guère abordables. En effet, comme les années passées, il faut débourser entre 150.000 et 200.000 Fcfa pour avoir un "bon" mouton. Les pères de famille qui viendront avec 100.000 voire 120.000 Fcfa, devront repartir avec de petits béliers. "Les moutons coûtent cher. Selon les vendeurs, cela est dû à la cherté de l'aliment de bétail et du coût élevé du transport", a déclaré un potentiel client venu acheter une dizaine de béliers, destinés à la revente au niveau des points de vente non accrédités.
 
Rencontré au foirail du champ de courses de Thiès, un père de famille peint un tableau sombre de la situation actuelle du pays. "Les sénégalais souffrent parce que l'argent ne circule plus. Pour cette année-ci, beaucoup de familles peinent à se payer un bélier, faute de moyens financiers et en plus les moutons coûtent cher", a-t-il lancé. Avant de poursuivre : "L'État doit organiser ce secteur. À chaque fête, les prix des moutons grimpent de façon vertigineuse. L'État doit penser à homologuer les prix pour certaines catégories de moutons", a-t-il préconisé.
 
 
À Thiès, les vendeurs établis dans les foirails continuent à se tourner les pouces en attendant l'arrivée des clients...
Jeudi 21 Mai 2026
Dakaractu



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