Lutte contre l’insécurité routière : « prévention et sanction seront deux volets totalement complémentaires de l'action gouvernementale. » (Amadou Ba).


Le gouvernement a décidé de mettre un terme à l’insécurité routière et où d'atténuer les dégâts sur la route. C’est le sentiment qu’a exprimé le Premier ministre, à l’occasion du conseil interministériel sur la sécurité routière qui se tient actuellement à Diamniadio.

« Ainsi, les accidents de la route causent une souffrance profonde aux victimes, à leur famille et à leurs proches. Au-delà du lourd tribut humain, les violences routières constituent un véritable fléau social et économique. Ils alimentent la pauvreté et ralentissent notre marche vers l’émergence. Le coût économique de l'insécurité routière dans notre pays est aujourd'hui estimé 160 milliards de francs, soit 2% du PIB », a renseigné Amadou Ba face à son gouvernement et les acteurs des transports routiers.

 Le Premier ministre mise sur des actions concrètes pour éradiquer le fléau en appelant à un changement radical de comportement.

« Les autorités publiques doivent prévenir et réprimer les comportements individuels irresponsables. L’excès de vitesse, l’alcool et les drogues au volant, on le sait, sont des facteurs majeurs de risque qui aggravent les accidents. Ils ne sont pas tolérables. Une évolution des comportements est indispensable. Elle suppose une formation, et même une éducation dès le plus jeune âge. Elle passe aussi par la mise en place d'une politique de contrôle et de sanction efficace, garantissant le respect de règles clairement définies. Prévention et sanction seront donc deux volets totalement complémentaires de l'action gouvernementale », a assuré le chef du gouvernement.

En la matière, il dira que seules sont véritablement efficaces les mesures dites de rupture, c'est-à-dire les mesures qui modifient en profondeur le comportement des conducteurs et des usagers de la route. Ces mesures permettent une diminution réelle du nombre de morts.

 « Je veux donc le dire ici très clairement : les mesures que nous annonçons aujourd'hui répondent à un seul et unique critère, leur efficacité à diminuer le nombre d'accidents », a-t-il dit.

Le Premier ministre a rappelé les chiffres catastrophiques de la mort sur la route chaque année. Selon lui, plus de 700 personnes sont tuées sur nos routes ce qui font des accidents de la circulation la première cause de mort dans notre pays.
 Le Gouvernement, par la voix du Premier ministre, a dénoncé cette hécatombe et engage les autorités à tout faire pour l'arrêter.

 « C'est pour y mettre fin que le Président de la République Macky Sall a ordonné la tenue de ce Conseil interministériel. Le regrettable accident survenu hier (dimanche Ndlr) ayant occasionné la mort de 39 de nos compatriotes et plusieurs blessés, nous rappelle l’obligation et l’urgence d’agir pour mettre un terme définitif à ce drame.
 Au-delà de l'indignation, nous devons porter un message de responsabilité », a confié Amadou Ba pour qui, beaucoup de ces décès pouvaient être évités par des comportements plus responsables et par une action résolue des pouvoirs publics.
Le chef du gouvernement a annoncé une série de mesures, à la fois, claires, réalisables dans l’immédiat ou à court terme à la fin des travaux du conseil interministériel. Celles-ci devront être identifiées pour agir sur les déterminants de l’insécurité routière.
Lundi 9 Janvier 2023
Dakaractu



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