Les parlementaires en marge de la COP 24 à Katowice en Pologne (Honorable député Ibrahima Baba Sall)


Dans quelques jours, se tiendra à Katowice en Pologne, la 24èmeConférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Cette rencontre marquera une étape décisive dans les négociations sur le climat par l’adoption de grandes lignes de l’accord universel contraignant sur le changement climatique. 
Pour les pays africains comme le Sénégal, il s’agit d’une échéance cruciale qui va nécessiter la mobilisation de l’ensemble des acteurs politiques, culturels et de la société civile pour soutenir la position africaine et convaincre la communauté internationale sur limitation des émissions de gaz à effets de serre.
Le Réseau des Parlementaires pour la Protection de l’Environnement au Sénégal (REPES), comme elle a eu à le faire lors des COP précédentes, compte mobiliser les parlementaires pour soutenir la délégation du Sénégal en vue d’assurer à notre pays une participation réussie à cette rencontre majeure.
Dans ce contexte généralisé de lutte contre le changement climatique, les parlementaires sont appelés à agir dans des domaines en constante évolution et touchant à l’environnement et au développement durable. La nouvelle politique environnementale, telle que traduite dans le Plan Sénégal Émergent (PSE), exige une amélioration de la gouvernance environnementale à plusieurs niveaux et particulièrement en matière de changement climatique.
Ainsi, la mise en œuvre du PSE au cours des 15 prochaines années nécessite un effort redoublé des parlementaires sur la problématique du changement climatique.
 
 
 
 
 La ratification de l’Accord de Paris sur le climat ainsi que l’intégration dans la nouvelle Constitution des dispositions audacieuses pour un développement durable, témoignent de la nécessité à renforcer des cadres législatifs en vue de soutenir les efforts de l’État et la communauté internationale en matière de la lutte contre le changement climatique.
Cet Accord de Paris obtenu lors de la 21ème Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur le Climat (COP21), consacre la limitation du réchauffement climatique à 1,5° d’ici la fin du siècle. À sa suite, la COP 22 de Marrakech et la COP 23 à Bonn ont posé les bases d’un mécanisme de mise en œuvre de l'Accord de Paris en transformant les contributions nationales en véritables politiques et programmes d'actions.
Aujourd’hui l’action parlementaire acquiert une dimension nouvelle du fait que le Président Moustapha NIASSE, manifeste un intérêt plus accru pour ces questions sociétales et encourage les parlementaires à y apporter des solutions durables.
Il s’y ajoute, de la volonté du Président de la République, son Excellence Macky SALL à faire en sorte que la Représentation nationale soit amenée à jouer un rôle important en matière d’évaluation de politiques publiques conformément à l’article 59 de la Constitution.
Dès lors, les missions régaliennes des parlementaires qui consistent à voter les lois, le budget et à contrôler l’action du gouvernement tout en évaluant les politiques publiques, doivent être marquées par des leviers d’action contribuant à l’amélioration de la fiscalité verte, l’adaptation et l’atténuation du changement climatique.
 
 
 
Honorable député Ibrahima Baba SALL
 Président du Réseau des Parlementaires pour la Protection de l’Environnement au Sénégal (REPES),
Mardi 27 Novembre 2018
Dakaractu



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