Le gouvernement élabore une "stratégie" de gestion des terres de 355 milliards de francs CFA

Le ministère de l'Agriculture et de l'Equipement rural a élaboré une "stratégie" de gestion des terres d'un coût global de 355 milliards de francs CFA, qui devrait assurer 38,26% de la production de 1,6 million de tonnes de riz attendue au Sénégal à l'horizon 2018, a-t-on appris de source officielle.


Le gouvernement élabore une "stratégie" de gestion des terres de 355 milliards de francs CFA
DAKARACTU.COM Il s'agit de la Stratégie de gestion durable des eaux de ruissellement et de lutte contre la salinisation des terres du Sénégal (SNGDERST), qui a été l'objet d'un atelier dudit ministère, mardi. 
 
"En matière de production de riz, les résultats attendus de la SNGDERST devraient se traduire par une production de 530.964 tonnes, soit une contribution de 38,26% à l’atteinte des objectifs du Programme national d’autosuffisance en riz (PNAR), qui sont de l’ordre de 1,6 million de tonnes de riz paddy à l’horizon 2018", indique un document citant le ministre de l'Agriculture et de l'Equipement rural, Abdoulaye Baldé. 
 
Cette "stratégie", qui comprend un volet aménagement et "mise en valeur hydro-agricole", permettra d'"emblaver un peu plus de 150 mille hectares [...] sur les 455 mille hectares prévus dans les objectifs du Programme national d’autosuffisance en riz (PNAR)".
 
Son coût global est estimé à "environ 355 milliards de francs CFA représentant approximativement en valeur relative 22% du coût total de la Stratégie nationale de développement économique et social" (SNDES), indique M. Baldé dans le texte reçu de ses services. 
 
La SNGDERST sera déroulée de 2013 à 2018, grâce à une contribution financière de la Banque africaine de développement, de la Banque mondiale, de l'Agence française de développement, de la Banque islamique de développement, du Fonds international de développement agricole et d'autres partenaires, selon la même source. 
 
La SNDES, elle, est mise en oeuvre depuis 2012 par le Sénégal et plusieurs partenaires financiers, pour une durée de cinq ans. 
 
La SNGDERST devrait permettre au Sénégal de "promouvoir un développement endogène durable basé sur la maîtrise des eaux de ruissellement et la récupération des terres salées", et de "réaliser l’accroissement des productions agropastorales, la résilience à l’insécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté".
 
Mardi 23 Juillet 2013
APS




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