Lors de cet échange, le médecin spécialiste affirme que 598 sénégalais sont sous dialyse et qu’il a été déclaré 60 cas de décès au cours des cinq (5) derniers mois. Il est à ce jour important de souligner que 768 malades ont pu bénéficier d’une dialyse d’urgence avec pour cause, une insuffisance rénale aiguë.
Quatre nouveaux centres de dialyse au Sénégal
Au Sénégal, il s’est toujours posé un problème de disponibilité des spécialistes, le Docteur Anne nous apprend qu'il y a en tout 23 centres de dialyse répartis entre Dakar et les autres régions. Il annonce la perspective du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale, d’ouvrir d’autres centres dans les régions de Kolda, Matam, Sédhiou et déclare à cet effet, qu’une formation de spécialisation de néphrologues a été faite en amont.
Dans son discours, le docteur Anne revient sur les facteurs favorisant l’insuffisance rénale et aborde les grandes lignes de la question de la gratuité de la dialyse au Sénégal.
Selon lui, le problème qui se pose c’est l’accès aux centres de dialyse et édifie que « la dialyse est totalement prise en charge par la couverture maladie universelle ».
Il assure que les acteurs de la santé ont également prévu de mettre en place la méthode de dialyse péritonéale qui est une alternative à l’hémodialyse, ladite méthode pourra éventuellement permettre d’élargir l’éventail de prise en charge des malades.
Rappelons que la dialyse péritonéale est un type de dialyse qui a pour objectif d’éliminer les déchets tels que l’urée, la créatine, l’excès de potassium ou de liquide que les reins ne parviennent plus à épurer du plasma sanguin et qu’elle est indiquée en cas d’insuffisance rénale chronique terminale (IRCT).
Focus sur la prévention
Dr Anne dans cet entretien fait savoir à Dakaractu que la question de la prévention devrait être plus mise en avant car il en résulterait une baisse des cas d’insuffisance rénale souvent dus à de l’inactivité physique, une mauvaise alimentation, une utilisation fréquente de médicaments de la rue ou de décoctions et un mauvais traitement de certaines infections urinaires.
Plusieurs études épidémiologiques suggèrent que les femmes sont moins susceptibles de développer un Insuffisance Rénale Chronique (IRC) et d’atteindre une Insuffisance rénale Terminale (IRT) que les hommes. Selon une méta- analyse de 11.345 patients, le déclin de la fonction rénale est plus lent chez les femmes, ce qui suggère que des différences rénales structurelles pourraient exister entre hommes et femmes. Finalement, partout dans le monde, la majorité des patients dialysés sont des hommes.
Autres articles
-
Thiomby - Solution contre la pénurie d’eau : Ofor et Flex’Eau redonnent le sourire aux populations
-
Célébration du 4 avril à Thiès : Les trois maires de Thiès reçus en audience ce vendredi par le président de la République
-
ONU: Me Aïssata Tall Sall appelle la communauté internationale à soutenir Macky Sall
-
Zone des Niayes- problème de commercialisation: les maraîchers déversent leurs productions sur la route
-
Condoléances après le décès de l’ayatollah Ali Khamenei : l’imam Mouhamed Naby Gueye appelle à la paix


